Procès
Il aurait utilisé du GHB pour violer une mineure
Par Pascale Burnier. Mis à jour le 14.08.2012 4 Commentaires
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Le trou noir. Pour la victime, une jeune femme âgée de 17?ans au moment des faits, cette nuit du 25 au 26 septembre 2009 restera gravée à jamais. Non pas par ses souvenirs, mais par leur absence. Reste ce douloureux réveil aux environs de 8?h dans un appartement de la Riviera. A moitié nue, avec un inconnu. Et puis la fuite.
Hier, cette jeune femme était confrontée à celui qu’elle accuse de viol. Un homme de 23?ans, ressortissant du Kosovo, dont le passé judiciaire aligne les vols en bande et les bagarres. La jeune femme, encore vierge avant les faits, est décrite par des proches comme une personne timide.
Aux dires du prévenu, les deux jeunes gens se sont rencontrés ce vendredi soir de septembre 2009 dans une discothèque de la Riviera. Le jeune homme aurait versé du GHB, appelé souvent drogue du violeur, dans le verre de sa future victime, soutient l’accusation. Il l’aurait ensuite emmenée dans l’appartement servant de dépôt à son père, puis l’aurait violée.
Une thèse réfutée par le prévenu, qui explique avoir eu des relations intimes avec elle, avec son consentement. «J’ai dansé serré avec elle. Au bout de quinze?minutes, on s’est assis à une table de la boîte et on se caressait. Puis on est allé dans l’appartement.»
Face à ses juges, et contrairement à ce qu’il a dit à la police en cours d’enquête, il a expliqué hier ne pas avoir pénétré la jeune femme. L’examen médical de la victime a détecté la présence de liquide séminal sur ses parties intimes. Cette dernière présentait également plusieurs bleus compatibles avec une agression.
Une vidéo de la sortie de la discothèque montre la jeune femme quasi portée par le prévenu. L’effet du GHB ou d’une drogue similaire? Selon les analyses faites sur la victime, son taux d’alcool cette nuit-là n’était pas suffisant pour tituber et perdre la mémoire, a précisé le président, Philippe Goermer. Le GHB, lui, peut provoquer une sensation d’ébriété et une amnésie. De quoi en faire une drogue utilisée dans des cas de soumission chimique, révèle un rapport de l’Institut médico-légal.
Sous forme de sel ou de liquide, le GHB est imperceptible une fois mélangé à une boisson. De plus, il serait facilement vendu au marché noir dans le milieu festif. Gros problème, après douze heures au maximum, une prise de GHB n’est plus détectable dans le corps. Or ici, les analyses ont été faites après ce délai. Seules des traces conformes avec la dose naturelle que chacun a dans le corps ont été trouvées chez la victime.
Pas de quoi faire douter la procureur Myriam Bourquin, qui a défini le prévenu comme un «monstrueux prédateur». Elle a requis une peine de 2?ans de prison. Verdict aujourd’hui. (24 heures)
Créé: 14.08.2012, 08h18
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La rédaction
4 Commentaires
Quelle époque, aujourd'hui les femmes doivent vraiment faire attention à chaque instant à leur verre... Par contre, l'âge légal d'entrée en discothèque n'est-il pas 18 ans? Répondre
Monstrueux predateur et donc DEUX ANS requis? Les filles qui sortiront en boite dans 2 ans (si ce n'est pas avant!) seront heureuses de savoir qu'il est a nouveau en liberte, si il fini effectivement derriere des barreaux. Répondre
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