Aigle
L'image d'un élu ternie par une dette
Par Nestor Delpino/A.R.-M.. Mis à jour le 23.07.2012 2 Commentaires
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Jean-Jacques Loup est un importateur de matériel de cyclisme bien connu dans le monde de la petite reine. Depuis près de 20?ans il vit un véritable feuilleton juridique. Au début des années 90, il s’associe à un habitant de la région pour ouvrir un magasin de vélos à Bex. En 1995, surprise: une fiduciaire relève que l’entreprise sombre littéralement dans les chiffres rouges. La raison: du matériel aurait disparu ou n’a pas été enregistré lors des ventes. L’associé de Jean-Jacques Loup admet devoir de l’argent et signe une reconnaissance de dette de 190?000?francs.
La justice somme le débiteur de payer
Dans un premier temps, le débiteur réfute la reconnaissance de dette. Les tribunaux qu'il saisit lui donnent tort. «Pour éviter de payer, il s’est alors mis en position d’indigent, assure l’avocat de Jean-Jacques Loup, Michel Rossinelli. Il refuse le chômage, le revenu minimum d’insertion et vit à la charge de sa concubine. C’est la première fois que je vois ça.»
Au fil des ans, aucune tentative de Jean-Jacques Loup pour récupérer son argent n'aboutit. Quand il découvre que son ancien partenaire est élu au Conseil communal d’Aigle sous la bannière du PLR, il décide de retenter sa chance avec un nouveau commandement de payer. Le débiteur fait valoir l’exception de non-retour à meilleure fortune. Mi-mai, la justice de paix donne une nouvelle fois raison à Jean-Jacques Loup. En vain.
Les intérêts se cumulent
Avec les intérêts, la somme atteint maintenant 240?000?francs. A cela s’ajoutent quelque 60?000?francs de frais de justice que l’associé doit rembourser à Jean-Jacques Loup. Contacté, le débiteur n’a pas souhaité faire de commentaire sur cette affaire afin de ne pas créer de «polémique autour de sa vie privée».
Du côté du Conseil communal, L’UDC Jean-Luc Mayor, son nouveau président, affirme pour sa part qu’il ne demandera pas à l’élu concerné de démissionner. «Personne n’est à l’abri d’une faillite ou d’une poursuite. Cela n’enlève en rien ses qualités de conseiller communal. Bien entendu, s’il était impliqué dans une affaire plus grave ou pénale, je ne tiendrai pas le même discours».
(24 heures)
Créé: 23.07.2012, 18h48
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2 Commentaires
un "élu" doit être au-dessus de tout soupçon. Donc, dire que cela n'a rien à voir avec ses compétences me semble un peu fort.Une personne qui doit 300'000 frs à quelqu'un depuis longtemps et qui se déclare sans avoir, n'est PAS CREDIBLE. Répondre
je me demande comment on peut appeler un associé qui vend du matériel et qui empoche l'argent sans en porter le montant dans la comptabilité, quelqu'un aurait une réponse sur la question? Répondre
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