Procès
Montreux: deux ans de prison pour avoir vécu au palace sans payer
Mis à jour le 27.06.2012 4 Commentaires
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Le prévenu a été reconnu coupable d’escroquerie et de faux dans les titres. Il a également été condamné pour avoir manqué à ses obligations d’entretien, en omettant de verser à son ex-femme la pension de son premier fils, pour un montant de 34’000 francs. La peine correspond aux réquisitions du Ministère public.
Culpabilité lourde
Pour les juges, la culpabilité du condamné est «lourde». Il a adopté un comportement «crassement incivique», et a agi mû par des «mobiles purement égoïstes». L’ampleur du préjudice subi par les victimes a également été prise en compte.
Le prononcé d’une peine ferme est justifié par l’existence d’un «risque de récidive considérable». Le tribunal «n’a pas senti de prise de conscience» et «n’a pas été convaincu» par les regrets formulés par le condamné.
L’escroquerie a été retenue en raison de «l’édifice de mensonges» bâti par le délinquant. Le cinq étoiles n’avait, selon les juges, «pas les moyens» de vérifier les informations qui lui ont été fournies: il est difficile d’obtenir des informations sur la solvabilité bancaire d’un débiteur et, dans un hôtel de luxe, il est important de ne pas froisser les clients.
Faux documents
Entre le 14 août et le 4 novembre 2009, le prévenu a séjourné avec son amie et leur fils dans le cinq étoiles de Montreux. Il faisait à cette époque l’objet de poursuites pour 91’000 francs et d’actes de défaut de bien pour 119’000 francs.
Pour séjourner dans l’hôtel, il a produit plusieurs faux documents bancaires attestant qu’il avait donné l’ordre d’effectuer le paiement d’importants montants à l’établissement. Lorsque la supercherie a été découverte, il a promis au directeur d’aller chercher la somme avec lui à la banque le lendemain. Mais il a quitté l’hôtel dans la nuit, et s’est fait arrêter par la police en y revenant le soir suivant.
Explications confuses
A l’audience, l’intéressé a expliqué s’être lancé à l’époque dans le commerce de diamants. Son rôle aurait consisté à trouver des acheteurs, dans le but de toucher des commissions lors d’éventuelles transactions. Aucune n’a jamais eu lieu, l’affaire se révélant être un «miroir aux alouettes». (ATS24 heures)
Créé: 27.06.2012, 16h12
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La rédaction
4 Commentaires
Et ben, maintenant, il sait où habiter pour les deux prochaines années... et gratuitement. Avec un peu de chance, s'il travaille alors qu'il est écroué, il en ressortira avec des sous mignons. Répondre
Félicitations au Tribunal de Vevey d'avoir traité une affaire financière avant qu'elle ne soit prescrite et d'avoir appliqué les articles du code pénal. Répondre
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