Quatre marmottons s’éveillent à la vie

Rochers-de-NayeLes nouveau-nés se risquent à sortir de leur terrier pour manger. Ce sont les premières naissances depuis 3 ans au parc animalier.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Discrètement, le couple de marmottes a bien réussi son coup. Mais leur gardien s’en doutait un peu: quatre marmottons sont nés ces derniers jours au parc animalier des Rochers-de-Naye. «L’automne dernier, quand j’ai vu le mâle et la femelle préparer leur petit nid d’amour dans leur terrier, j’ai pressenti un heureux événement, sourit Didier Barraud, gardien des animaux. Car l’âge des deux parents (3 ans) est, de surcroît, idoine pour procréer chez les marmottes. Je me suis donc préparé à être attentif cette année.» Il y a quelques jours, le gardien a entendu des «petits couinements» et vu du mouvement sous la paille du terrier. «Quand, en attente, j’ai aperçu les petits pour la première fois, j’étais content, heureux, aux anges. C’était ce que j’espérais, le rêve de tout gardien», glisse-t-il. Ce sont les premières naissances au parc animalier depuis trois ans.

Copulation dès le réveil

Didier Barraud n’est pas dénué de mérite d’avoir vu dès le début ces nouveau-nés s’éveiller à la vie, vu que tout s’est passé très vite. «Après leur période d’hibernation, de mi-octobre à mi-avril, les marmottes font ça tout de suite, les femelles ne restant pas longuement en chaleur, raconte le gardien. Elles copulent à leur réveil, avant même de manger.» Car les marmottons doivent naître assez tôt dans la saison afin de pouvoir grandir et, surtout, d’absorber assez de graisse avant la prochaine hibernation. C’est peut-être pour cette raison aussi que ces rongeurs connaissent une période de gestation très courte, de 33 à 34 jours. Autre fait étonnant: la fulgurance de la croissance de ces petits mammifères. Depuis leur naissance en juin, leur taille a passé de 15 cm à 30 cm. Elle atteindra 50 cm à l’âge adulte. Et leur couleur a déjà mué du rose au brun.

«L’automne dernier, quand j’ai vu le mâle et la femelle préparer leur petit nid d’amour, j’ai pressenti un heureux événement. Et, ces derniers jours, en entendant couiner dans le terrier, j’étais aux anges»

Depuis quelques jours, les quatre marmottons commencent à sortir de leur terrier, avant tout pour manger, de l’herbe fraîche de préférence. Lundi, deux d’entre eux ont même concédé, brièvement, une séance photos, avant de s’en retourner, repus, à la sieste. «Aux Rochers-de-Naye, les marmottes ne craignent pas les hommes, pour autant que ces derniers ne franchissent pas les barrières du parc, explique Didier Barraud. Quant aux photographes, ils ne les effarouchent pas plus, sur ce site où débarquent, uniquement en train, 100 000 visiteurs à l’année.»

En captivité, les marmottons devraient vivre entre 10 et 12 ans, contre 6 à 10 ans en pleine nature. Car dans leur enclos, nourris à profusion, ils seraient par ailleurs moins sensibles aux maladies. Et ils y seront surtout protégés des prédateurs, rapaces, lynx, renards, loups ou… hommes: en France, les chasseurs tueraient annuellement 20 000 marmottes pour déguster leur chair. Et l’animal est aussi réputé pour sa graisse. Lundi, aux Rochers-de-Naye, le simple passage d’un chien à proximité du parc a fait fuir toutes les marmottes dans leur terrier, après l’alarme donnée par l’une d’entre elles, par un sifflement strident. Chassez le naturel, il revient au galop.

Voir les animaux de près

C’est dire que les marmottes qui s’échappent du parc animalier des Rochers-de-Naye sont rares. «Elles se retrouveraient en conflit avec leurs congénères vivant dans la région et qui défendent leur territoire, estime Didier Barraud. Et avant qu’elles n’aient pu se créer un terrier, elles se feraient attaquer par des prédateurs.» Par ailleurs, en liberté, les marmottes ne se hasardent guère au-delà d’un périmètre d’une centaine de mètres autour de leur terrier, soit pas beaucoup plus que l’espace qui leur est dévolu au parc. Dont le but est de permettre aux visiteurs de voir de près des marmottes, visibles de loin, et rarement, sur nos monts. Le site en compte désormais quatorze, toutes des marmottes communes des Alpes (Marmota marmota). Et qui sont visibles d’avril à octobre .

www.mob.ch (24 heures)

Créé: 17.07.2017, 21h19

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Le corps de Dali exhumé, paru le 21 juillet.
(Image: Bénédicte) Plus...