Réseaux sociaux
Les Romands de Twitter sous l’œil des chercheurs
Par Xurxo-Adrián Entenza. Mis à jour le 05.06.2012 1 Commentaire
Vous êtes nombreux à vous échanger des milliers de messages et de photos sur les réseaux sociaux. Mais vous êtes-vous déjà demandé comment circule une information? Comment tout d’un coup une vidéo mise en ligne par un inconnu peut se retrouver vue par des millions de personnes?
Lancé la semaine passée, Pegasus Data Project est une plateforme d’échange cherchant à étudier le chemin de l’information dans un réseau social. Une initiative de deux jeunes chercheurs de l’Université de Lausanne, Yannick Rochat et Martin Grandjean. Un mathématicien et un historien qui n'ont, au premier abord, que peu de choses en commun, mais dont les disciplines vont finir par se compléter.
Twitter est devenu leur terrain de jeu. Non seulement parce que les deux fondateurs du projet s’y sont rencontrés, comme de nombreux scientifiques dans ce domaine qui y interagissent, mais également parce que l’information y circule en accès libre et en quantités importantes. «Nous avons commencé par analyser les interactions de l’émission En Ligne Directe, sur la Première. Les utilisateurs débattent sur le réseau social autour d’un sujet différent chaque jour» nous racontent-ils. Leurs outils informatiques permettent ensuite de dessiner les interactions des personnes participant au débat et voir également leur incidence.
Mesurer votre influence
Car l’autre but de Pegasus Data Project est de cartographier l’influence des utilisateurs romands sur Twitter, autant de manière générale que dans des microcosmes comme, par exemple, le monde politique. «Beaucoup de sites proposent des outils d’analyse payants pour mesurer son impact sur un réseau. Leur vocation commerciale rend leurs classements absolument partiaux». Les deux chercheurs veulent faire de même, mais gratuitement et de manière participative. Au fil des classements et des remarques des visiteurs, l’algorithme de calcul devrait être affiné. Le premier ranking devrait voir le jour dans les prochaines semaines.
Mais Twitter n’est pas le but en soi. Les outils développés visent à être appliqués dans d’autres domaines. Martin Grandjean s’intéresse en particulier, dans le cadre de sa recherche, à modéliser les réseaux de scientifiques et d’humanistes qui se sont mis en place dans l’entre-deux guerres. «Ces outils permettent de voir des éléments que je n’avais pas remarqués auparavant. Par exemple, que l’information ne passe pas forcément par les scientifiques de renom invités dans le cadre des cours universitaires de Davos, comme par exemple Albert Einstein, mais par les publications d’autres scientifiques moins connus». (24 heures)
Créé: 05.06.2012, 14h22
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
1 Commentaire
Fantastique de voir que la technique peut nous fournir des outils qui servent réellement à apporter un regard nouveau sur des disciplines traditionnelles comme l'histoire ! Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 























