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Suicide assisté

Les soignants vaudois en EMS suivront une formation

Mis à jour le 27.06.2012 2 Commentaires

Après l'acceptation du contre-projet à l'initiative Exit, les soignants vaudois se préparent à son impact sur leur pratique. Leur rôle légal consiste à donner une évaluation de la capacité de discernement du patient qui souhaite un suicide assisté.

Image: ARCHIVES/Keystone

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Le rôle du médecin responsable d'établissement sera de se prononcer sur la capacité du discernement du patient, et non pas de donner la mort, comme on l'entend souvent, a rappelé mercredi à Lausanne Ferdinand Beffa, président du groupement des médecins d'EMS de la Société vaudoise de médecine. Le contre-projet prévoit explicitement que cette décision soit prise en concertation avec l'équipe soignante, a-t-il rappelé.

Le médecin verrait d'un bon oeil la possibilité de transférer cette responsabilité à un autre professionnel. En cas de doute ou d'objections, il souhaiterait par exemple pouvoir recourir à une commission extérieure composée d'éthiciens, de juristes, médecins, psychiatres. Elle n'est cependant pas prévue par le contre-projet, dont les modalités d'application seront connues à l'automne.

Droit à l'objection de conscience

Le nouvel article de loi n'est pas en désaccord avec les textes des associations professionnelles sur l'éthique, a ajouté Pierre Théraulaz, président de l'Association suisse des infirmières et des infirmiers (ASI). Mais entre projets de vie et de mort, il induit un nouveau rôle plus complexe pour les soignants.

Ces derniers devront évaluer la capacité de discernement du patient, mais aussi la gravité et l'incurabilité de ses atteintes, ainsi que l'alternative constituée par les soins palliatifs. Ils auront aussi à gérer le contact avec la famille et l'entourage et devront parler au patient de l'impact de sa décision sur les autres.

Le professionnel pourra évoquer son droit à l'objection de conscience prévue par les textes éthiques. Mais s'il comprend que son rôle n'est que d'évaluer, il n'aura que peu de raisons de le faire, a souligné Pierre Théraulaz. Et heureusement, le travail se fait en équipe.

Commission de plainte

Pour leur défense, les patients pourront attaquer la décision du médecin en justice, mais aussi s'adresser la commission de plaintes des patients. Ils bénéficieront également de l'entrée en vigueur du nouveau droit des patients en 2013.

Des séminaires de formation continue organisés par l'Institut la Source à Lausanne aborderont la question du suicide assisté sous divers angles: juridique, éthique, disciplinaire, psychologique. Ces modules de cinq jours ne proposeront pas de recettes toutes faites, mais permettront de soutenir la réflexion du soignant, selon Valérie Binamé-Descoeudres, responsable de l'institut. (ats/Newsnet)

Créé: 27.06.2012, 19h11

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2 Commentaires

Antonia S. Ceratti

27.06.2012, 21:42 Heures
Signaler un abus 5 Recommandation 0

"évaluation de la capacité de discernement du patient" fait par un soignant! Cela m'horripile! Une semaine vous êtes à la maison et vous faites ce que vous voulez. La semaine d'après il faut que qu'un tierce décide si vous êtes apte ou non à choisir votre destin. Que la vie vous épargne cette épreuve.Que les personnes qui ont voté pour le contre projet reflechissent, même si c'est un peu tard.. Répondre


Antonia S. Ceratti

28.06.2012, 07:39 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

"évaluation de la capacité de discernement du patient" fait par un soignant! Cela m'horripile! Une semaine vous êtes à la maison et vous faites ce que vous voulez. La semaine d'après il faut que qu'un tierce décide si vous êtes apte ou non à choisir votre destin. Que la vie vous épargne cette épreuve.Que les personnes qui ont voté pour le contre projet reflechissent, même si c'est un peu tard.. Répondre



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