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Les écoles internationales fleurissent en Valais

Mis à jour le 06.01.2013

Après Verbier en 2010, la station de Crans-Montana aura elle aussi son école de prestige en 2014. Un autre projet se met en place à Vex.

Le Régent Crans-Montana College devrait sortir de terre d'ici 2014 dans la station valaisanne.

Le Régent Crans-Montana College devrait sortir de terre d'ici 2014 dans la station valaisanne.
Image: Keystone

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Après la St. George's School ouverte à Verbier en 2010, le Régent Crans-Montana College devrait sortir de terre d'ici 2014. A Vex, un projet porté par des investisseurs étrangers est annoncé pour l'an prochain également.

Difficile, voire impossible de recruter des managers internationaux sans disposer de suffisamment d'écoles adaptées. En Valais, les besoins sont réels. «Ils ont été confirmés par des sondages effectués auprès d'entreprises du canton», a indiqué à l'ats le département de l'économie, de l'énergie et du territoire (DEET).

Le Conseil d'Etat a donc créé en 2009 le groupe de travail «Ecole internationale». Sa mission: élaborer une stratégie et un plan d'actions pour favoriser l'implantation de tels établissements.

Il a par exemple contribué au rapprochement entre les porteurs du projet du futur Régent Crans-Montana College et l'Ecole internationale de Genève. «L'école de Genève a offert son soutien pour l'élaboration du business plan», confirme David Bagnoud, président de la commune de Lens (VS) qui accueillera la future école.

50 millions

Si tout va bien, le premier coup de pioche résonnera en avril 2013 et les quatre bâtiments de l'école anglophone ouvriront leurs portes à proximité du Centre de congrès le Régent en septembre 2014. Ils accueilleront à l'année quelque 250 élèves de 6 à 17 ans, en externat ou en internat.

Le complexe de 50 millions de francs ne devrait pas rester en rade, comme plusieurs autres projets immobiliers en Valais. «Le financement est à bout touchant. Il reste à trouver les derniers 10 millions de francs», assure David Bagnoud.

L'école est une bonne opération pour les investisseurs, mais aussi pour la commune et l'économie locale, relève avec conviction le président de Lens. Pour preuve les 80 emplois à l'année qu'engendrera le collège, l'augmentation des nuitées induite par les familles des élèves et les rentrées fiscales attendues.

L'expérience menée par Verbier (VS) depuis septembre 2010 tend à lui donner raison. «L'ouverture de la St. George's School a eu un impact très positif. Elle a attiré pour l'heure une quinzaine de familles à Verbier», indique Marie-Hélène de Torrenté, conseillère communale en charge du tourisme et de la culture à Bagnes jusqu'à fin 2012.

La St. George's School, école privée fondée en 1927 à Clarens (VD), a élu domicile dans un chalet au centre de Verbier. Elle accueille en moyenne une trentaine d'enfants de 3 à 10 ans, soit plus du double qu'à son ouverture il y a deux ans.

«Dans les trois ans à venir, nous souhaitons accueillir plus d'élèves, notamment au niveau du cycle d'orientation, et disposer d'un internat. Pour cela, nous voulons investir dans des immeubles existant dans la station. A terme, nous visons les étudiants jusqu'à 18 ans avec le bachelor international», détaille Iris Amram, responsable du marketing de la St. George's School de Verbier.

Le groupe de travail de l'Etat du Valais collabore avec la St. George's School pour une «possible extension sur le territoire cantonal», précise le DEET. «En septembre 2013, un jardin d'enfants bilingue pourrait ouvrir ses portes à Verbier ou à Martigny», confie Iris Amram.

Les Suisses aussi

Au stade de projet figure aussi la «Valais International School», dont l'ouverture est prévue en septembre 2014 aux Mayens de Sion sur la commune de Vex. Un endroit proche à la fois de la ville et de ses commodités et des pistes de ski, note Maxim Rotankov, coordinateur du projet.

Quelque 120 enfants de 4 à 14 ans investiront l'immeuble «Bon Accueil» après rénovation. Le coût du projet est estimé entre 5 et 10 millions de francs, financé en grande partie par des investisseurs étrangers.

Maxim Rotankov salue les efforts du Valais pour attirer des entreprises internationales qui drainent des collaborateurs recherchant une éducation en anglais pour leurs enfants. «Des familles du Royaume-Uni et des Etats-Unis sont déjà intéressées par notre école. Quelques Suisses prévoient aussi d'envoyer leurs enfants pour améliorer leur anglais». (ats/Newsnet)

Créé: 06.01.2013, 23h29

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