A la Cézille, on fait une jolie fête aux produits du terroir

Coup de fourchetteJambon à l'os, botato, gratin de patates... Le terroir retrouve une place sympathique entre Bassins et Begnins.

Orianne Métroz à l’œuvre dans son charmant restaurant 
de la Cézille, entre Begnins et Bassins.

Orianne Métroz à l’œuvre dans son charmant restaurant de la Cézille, entre Begnins et Bassins. Image: Vanessa Cardoso

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Il fut un temps, pas si lointain, où l’on se pressait à la Cézille pour déguster jambon à l’os, botato (variante dodue du saucisson vaudois) et gratin de pommes de terre. Pierre Cornaz, puis son fils Marc, y tenaient alors à la fois la boucherie et le restaurant. Ont suivi quelques années de gérance et dix-huit mois de fermeture.

Retour à la famille depuis cet automne et la réouverture. Aux commandes de la boucherie, l’on retrouve Vincent Cornaz, fils de Marc, et au restaurant, rebaptisé le Virolet, Orianne Métroz. Fille d’un vigneron de Begnins et petite-fille de Pierre Cornaz, la jeune femme compte bien redonner ses lettres de noblesse à l’adresse qui l’a vue grandir. En revenant, dans un premier temps, aux fondamentaux (une courte carte saisonnière s’y ajoutera bientôt).

Belle affluence ce mardi midi. Le menu du jour à 19 francs semble séduire. A raison! Le rôti de dinde est (chichement, malheureusement) accompagné d’une agréable sauce aux épices et précédé d’une très réussie tarte aux poireaux. Simple et bon. Quant aux spécialités, elles sont meilleures encore. Servi tiède en entrée, le botato (11 fr.) est aussi juteux que goûteux. Si bien qu’ajouter de la moutarde serait presque criminel. Le jambon à l’os «de la famille» (26 fr.) arrive fondant et délicatement caramélisé, nappé d’une très bonne sauce aux champignons (4 fr. de supplément). Si le cœur du plat est donc très réussi, ce n’est malheureusement pas tout à fait le cas des accompagnements, trop aillés pour les légumes et trop cuits pour les frites.

Côté desserts, la tarte au vin blanc (7 francs) est délicieuse et aurait mérité d’être servie tempérée plutôt que réfrigérée. Les glaces artisanales (3 fr. 70 la boule) sont également très agréables. La cave, enfin, est plutôt maligne. On retrouve évidemment plusieurs vins de la famille (Jean-Paul et Christophe Métroz, à Begnins) mais aussi d’autres crus bien choisis, tous de villages voisins.

Créé: 11.12.2015, 15h25

L'adresse

Le Virolet
Rue de la Cézille 3
1269 Bassins
022 366 02 12
Fermé mardi soir, mercredi et jeudi midi

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