A Lausanne, le Pearl cache sa jolie cuisine à prix d’ami au fond du couloir

Le coup de fourchette Le joli restaurant de la rue du Grand-Chêne propose une carte courte et bien faite.

Gregory Pouzol et Caroline Pella aiment les décorations modernes, tant en salle que sur les assiettes.

Gregory Pouzol et Caroline Pella aiment les décorations modernes, tant en salle que sur les assiettes. Image: PHILIPPE MAEDER

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L’adresse est si discrète qu’on l’oublie souvent. Déjà du temps de la Dolce Vita, les passants oubliaient qu’on pouvait faire quelques mètres dans ce couloir du Grand-Chêne pour déboucher dans un restaurant lumineux, ouvert sur la ville en contrebas du Flon. Depuis mai, c’est une perle qui a repris cette coquille, un Pearl pour être précis. A sa tête, Caroline Pella a le dynamisme comme passion, une carrière éclectique dans le tourisme, l’immobilier ou la restauration.

Pour sa première adresse en propre, elle voulait faire «ce que je ne trouve plus à Lausanne», un endroit simple et sympa, aux prix raisonnables, «où le personnel est content de travailler et les clients de revenir». Le sous-sol abrite un bar-pub pour une jeunesse décontractée, alors que le restaurant du rez est dépouillé, élégant, même si le décor pourrait être un poil plus chaleureux.

Un service jeune et souriant, une carte qui se concentre sur quelques propositions, une cave honnête – entre la Suisse, la France et l’Italie – et des tarifs raisonnables font autant le succès du lieu que les assiettes du chef. Le Français Gregory Pouzol, cuisinier et pâtissier, avait fait la réouverture du Royal Savoy avant de diriger ce piano-là, et ça se sent dans des assiettes tendance aux décorations travaillées.

Le bol de salade (6 ou 8 fr.) propose des feuilles bien croquantes. La terrine de foie gras fait entrée de fête sur une ardoise où une demi-brioche lui donne du volume (20 fr.). Le tartare de bœuf (12 fr./18 fr.) est joliment assaisonné – même si on aurait aimé en goûter un échantillon avant – accompagné de pommes de terre bien rôties et de minitoasts.

Le filet de canette est rosé comme demandé, avec son côté aigre-doux apporté par les oranges, le caramel et l’anis étoilé (22 fr.). Le cabillaud, lui, est servi poché dans une émulsion au safran et à la citronnelle (23 fr.). Une proposition végétarienne enrichit la carte chaque jour.

Les desserts sont classiques, eux aussi dans une belle présentation.

(24 heures)

Créé: 13.01.2017, 09h49

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