La Station du Léman pompe son raffinement entre deux cultures

Le coup de fourchetteA Vevey, l'ancienne Station des Sens a été reprise par un couple qui aime mélanger goûts d'ici et d'ailleurs.

A la Station du Léman, Khadija et Raouf Louhichi conjuguent terroir et parfums méditerranéens.

A la Station du Léman, Khadija et Raouf Louhichi conjuguent terroir et parfums méditerranéens. Image: Philippe Maeder

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A Vevey, la station d’essence qui aime mettre le couvert a – peut-être – perdu ses Sens, poursuivant l’aventure à l’enseigne de Ze Fork, mais elle a conservé l’envie de saveurs… en commençant par le goût de l’accueil. Celui de Raouf Louhichi et de son épouse, Khadija – partis de la Clinique La Prairie et installés depuis quatre mois à l’Hôtel et Station du Léman –, exhale la passion du métier.

Leur générosité dans le sourire comme dans le désir de valoriser le produit se retrouve dans une cuisine tissant des complicités inattendues entre le terroir lémanique et les parfums méditerranéens. A midi, en enchaînant par exemple le suprême de magret de canard jus aux truffes ou les escargots de merguez jus au thym, le menu du jour (18 fr. et 21 fr. avec une salade verte) n’oublie pas d’être savoureux.

Le soir, les mets reprennent cette envie d’être à la fois ici et un peu là-bas où tout est senteurs. Celles du velouté d’asperges à l’huile de truffe (10 fr.) donnent envie d’y plonger sans attendre; au goût, par contre, le parfum est un peu court dans un potage, qui mériterait davantage de moelleux. Les autres entrées fauchent presque exclusivement sur le terrain des salades – la sauce pourrait devenir un must –, la palme de la plus originale revenant à une poêlée de noix de saint-jacques (24 fr.). Elle sonne très juste dans sa recherche de complicité avec le foie gras et une crème de giraumon safrané. Une même connivence entre le carré d’agneau et sa croûte d’embruns croustillants (44 fr.) révèle le potentiel du chef, lorsqu’il assume en plein la touche créative. A la fois élégant et généreux, comme les autres plats à la carte, le tartare coupé au couteau (34 fr.), manquant un peu de justesse dans l’équilibre des assaisonnements, lui réussit un peu moins bien.

Mais il y a une vraie personnalité culinaire aux fourneaux, jusque dans les desserts (carpaccio d’ananas parfumé au chocolat croquant). L’atmosphère de la salle gagnerait aussi à trouver la sienne en ajoutant des artifices pour éviter un peu de brouhaha. (24 heures)

Créé: 15.04.2016, 11h45

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