Le terroir vaudois nourrit les petits plats de Marie Devenoge

Télévision La chaleureuse candidate de l’émission «Cuisine de chez nous» insuffle à ses recettes l’âme de sa chère région dans sa ferme à Dizy.

La chaleureuse candidate de l’émission «Cuisine de chez nous» insuffle à ses recettes l’âme de sa chère région dans sa ferme à Dizy

La chaleureuse candidate de l’émission «Cuisine de chez nous» insuffle à ses recettes l’âme de sa chère région dans sa ferme à Dizy Image: Marion Nitsch

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C’est dans l’élégante cuisine aux murs moutarde et soigneusement décorée de Marie Devenoge que bat le cœur de la ferme familiale. Cette grande bâtisse de 1857 située au centre du petit village de Dizy abrite depuis plus de trente ans la dynamique candidate de l’émission Cuisine de chez nous et son mari, Jean-Luc, agriculteur. Sans oublier Nina, leur jeune chien truffier, jamais très loin de sa maîtresse.

Marie Devenoge aime particulièrement cette pièce de la maison où les ustensiles de cuisine en cuivre côtoient un authentique meuble de droguiste, profession qu’elle a longtemps exercée en parallèle à ses activités sur l’exploitation agricole. Mercredi prochain, les téléspectateurs romands découvriront sur RTS Un cette personnalité attachante et ses talents de cuisinière dans cette compétition culinaire à l’échelle nationale où s’affrontent des candidats des quatre coins du pays.

Directe et spontanée, la Vaudoise de 59 ans, originaire d’Eclépens, mitonne ses plats sur un fourneau à bois qui chauffe également la maison la moitié de l’année. «C’est un peu plus compliqué à gérer mais mille fois mieux», dit-elle en déposant sur la grande table en bois des tranches de tourte de Linz faites maison, comme son pain au levain, ses confitures et presque tous ses mets. «Le dimanche, ma maman, fine pâtissière, nous régalait avec cinq gâteaux différents. Elle m’a transmis ce goût de manger, simple mais juste.»

Elle qualifie d’ailleurs sa cuisine de «spontanée». Chaque midi, elle prépare avec un sincère plaisir un repas pour «ses hommes» – son mari et son neveu qui travaille avec lui – et «la grand-maman» de 86 ans. «Il y a toujours du monde qui passe, que ce soit ma sœur jumelle ou des copains. Tenez, aujourd’hui, c'était une salade de cervelas, mais tiède, car je les grille en fines tranches, accompagnées de petits dés de courgettes et de tomates séchées. J’ajoute à ma sauce à salade une pointe de raisinée.»

Marie Devenoge privilégie les denrées de proximité. «J’en ai déjà une bonne partie à la maison: les œufs, les volailles, la viande.» A quelques kilomètres du village, elle trouve ses fruits et légumes de saison. Pour le menu de la compétition Cuisine de chez nous (lire ci-dessous) comme au quotidien, elle cherche à valoriser le produit et le terroir. «Il n’y a rien de meilleur qu’une bonne pomme de terre cuite à l’eau puis écrasée, sur laquelle on ajoute un peu de crème, quelques morceaux de vieux gruyère et des lamelles de truffes noires.» Celles qu’elle va ramasser au pied du Jura avec son chien. «J’aime cette recherche, les signes que me donne Nina quand elle s’approche des coins où se cachent les truffes. On en a trouvé quatre kilos en octobre dernier.» Des tubercules qui parfument sa cuisine à chaque fois qu’elle ou son mari ouvre la porte du frigo.

Entre la peinture, la pratique du cor des Alpes et ses balades en attelage avec Passetou, un grand cheval des Franches-Montagnes – «un compagnon extraordinaire» – Marie Devenoge se nourrit au quotidien de cette région dont elle affectionne toutes les facettes.

«Cuisine de chez nous», RTS Un, me 19 juillet (20 h 10)

(24 heures)

Créé: 14.07.2017, 13h18

Menu gourmand

Pour régaler ses hôtes venus de toutes les régions linguistiques de la Suisse, Marie Devenoge a choisi de préparer une belle pièce de viande: un tournedos (cuit à 100 °C pendant 35 minutes). «Je l’ai ensuite lardé, rôti à la poêle et flambé à l’armagnac.» En accompagnement, elle a confectionné des tagliatelles maison – œufs de la ferme et farine d’Yverdon – qu’elle a assaisonnées d’un beurre à la truffe, trouvée grâce au flair de Nina, sa chienne, avec qui elle se balade régulièrement dans les forêts du pied du Jura. Toujours locales, les asperges ont été cultivées à Eclépens. La Vaudoise a imaginé un dessert en hommage au célèbre vacherin Mont-d’Or. «Je suis partie de la boîte en bois que je trouve magnifique et représentative de notre région.» Pour donner l’illusion du fromage, Marie Devenoge a intégré une génoise recouverte d’un flanc au yogourt maison, d’un coulis et d’une brunoise de fraises. Avec des tuiles émiettées pour le croquant, et un massepain pour imiter la croûte. Une création qu’elle a baptisée «surprise d’épicéa».

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