Les fabricants d'habits de montagne réagissent à l'étude de Greenpeace

SportL'ONG a récemment tiré la sonnette d'alarme contre une substance contenue dans les textiles techniques. Scientifiques et fabricants sont moins affirmatifs.

Choisir une veste de sport sans PFC est un casse-tête car les étiquettes ne sont pas encore précises.

Choisir une veste de sport sans PFC est un casse-tête car les étiquettes ne sont pas encore précises. Image: ODILE MEYLAN

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La veste que vous portez pour vos randonnées en montagne est imperméable, respirante, et les taches semblent ne pas s’incruster. Alors elle contient sûrement des perfluorocarbures (PFC). Cette famille de substances chimiques a été retrouvée dans plusieurs vêtements testés par Greenpeace. Les PFC permettent au tissu de repousser l’eau, ainsi que les autres liquides tels que l’alcool ou les hydrocarbures. Des propriétés indispensables pour des vêtements capables de vous protéger contre vents, pluie et saleté.

Bien qu’ils n’attaquent pas la peau, les PFC polluent. Lorsque vous mettez votre veste à la machine, ils contaminent l’eau de lavage. «Ces substances finissent donc par se retrouver dans la chaîne alimentaire, explique Françoise Minarro, porte-parole de Greenpeace. On a constaté que les poissons mouraient à proximité des usines textiles!» Andreas Weber, chef de la section produits chimiques et industriels de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), relativise: «Le problème que relève l’ONG est pertinent, mais toutes les substances fluorées ne sont pas toxiques de la même façon.» Nathalie Chèvre, écotoxicologue à l’UNIL, va plus loin: «Des traces de substances perfluorées ont été retrouvées dans les poissons du Léman, mais, en l’état actuel, nous ne savons pas s’ils sont toxiques pour l’homme et pour l’environnement.»

Rien ne prouve que les autre solutions soient moins polluantes

Les différentes marques incriminées réagissent vivement aux accusations de l’ONG. «A l’heure actuelle, les PFC sont la meilleure solution que nous ayons pour faire des vêtements techniques imperméables et repoussant poussières et saletés, explique Corina Zanetti, manager en responsabilité écologique et sociale de Mammut. Les autres options proposées n’offrent pas les mêmes performances, et rien ne prouve qu’elles sont moins polluantes.» (24 heures)

(Créé: 14.11.2012, 08h44)

Mots-clés

Articles en relation

Des vêtements de sport high tech contiennent des polluants

Dangers Certains vêtements imperméables pour le sport et la haute montagne contiennent des polluants, des composants fluorés notamment, nocifs pour les humains et l'environnement. Le scandale concerne des marques suisses comme Mammut, Kaikkiala et Zimstern. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Contact

Service clients
Abonnement et renseignements
Nous contacter lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 824 124, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Service clients CP 585 - 1001 Lausanne

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 2

Indignation contre le dentiste américain qui a abattu un lion, publié le 31 juillet.
(Image: Bénédicte?) Plus...