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Insolite

Venez voir les plus cruels des tueurs en série!

Mis à jour le 24.10.2012

A l'approche d'Halloween, une nouvelle exposition vient hanter les salles obscures d'un théâtre new-yorkais et dresser le poil de visiteurs en quête de frisson: un retour en arrière sur les plus célèbres tueurs en série des Etats-Unis.

1/16 Ted Bundy sur la chaise électrique.
Image: AFP

   

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Son nom donne le ton: «Tueurs: la Maison Hantée du Cauchemar». Installée dans un théâtre du Lower East Side de Manhattan, pour la saison d'Halloween, l'exposition est au premier abord semblable à toutes celles de la Grosse Pomme: on y entre, on déambule de pièce en pièce, on examine les oeuvres.

Sauf qu'à la différence du Metropolitan Museum ou du MoMa, on peut ici finir la visite en courant, pourchassé par l'une des installations que l'on était quelques minutes avant en train de contempler.

Car «Killers» revient non seulement sur les composantes traditionnelles --et toujours efficaces-- de la maison hantée, mais emprunte en plus les routes les plus sombres de l'histoire criminelle des Etats-Unis.

Et le pays a été plus que fertile en «serial killers», beaucoup étant restés ancrés dans les mémoires de la population, telles des légendes urbaines.

De pièce en pièce, des acteurs déguisés donnent ainsi l'occasion d'un véritable quiz de la peur: on reconnaît Jeffrey Dahmer, mieux connu sous le surnom du «cannibale de Milwaukee», ou encore Ed Gein, qui exhumait les corps des cimetières pour se confectionner avec leur os et leur peau des tenues féminines, inspirant les personnages de «Psycho» et de «Massacre à la tronçonneuse».

Tueurs élevés au rang de célébrités

Pour les adeptes de frisson, prêts à payer entre 20 et 60 dollars pour avoir des sueurs froides, le plaisir commence dès l'entrée du théâtre avec une exposition d'objets perturbante: documents de police, photos d'autopsie de Dahmer après son meurtre en prison, poèmes du célèbre criminel Charles Manson. «Autant de dons d'une personne qui veut rester anonyme, pour des raisons évidentes», explique le porte-parole de l'exposition Daniel DeMello.

Des huissiers, déguisés en agents du FBI, ordonnent à la foule de se mettre en rang, avant de laisser de petits groupes pénétrer dans la maison hantée. Ceux qui veulent être surpris par des acteurs portent une trace de (faux) sang séché sur le front.

Une fois à l'intérieur, ce que l'on entend en premier, c'est un cri. Mais on ne sait pas bien s'il s'agit d'une actrice jouant une victime en train de se faire amputer la jambe par un docteur fou, ou d'un visiteur téméraire plus effrayé qu'attendu.

Pour John Harlacher, directeur de l'exposition, les tueurs en série ont une résonance particulière aux Etats-Unis. «Ils existent dans le monde entier mais en Amérique, la culture les élève au rang de célébrités», souligne-t-il, constatant que d'une étrange manière les psychopathes incarnent les valeurs traditionnelles américaines de «prévoir à l'avance, travailler dur».

Mais John Harlacher escompte bien que les 35'000 visiteurs attendus ne verront aucun glamour dans cette exposition. «On veut se débarrasser de toute façade. J'espère qu'ils ressortiront d'ici le sang glacé et dégoûtés des tueurs».

Sensation étrange

Mais au fait, qu'est-ce que ça fait de jouer un tueur en série de soir en soir? «C'est un peu bizarre», confie Scott Kozel, 25 ans. Il incarne John Wayne Gacy, qui avait coutume d'endosser dans les années 1970 le costume de Pogo le Clown lors de fêtes dans l'Illinois, en même temps qu'il violait et tuait 33 garçons.

Kozel explique que son rôle consistant à faire semblant de charmer de jeunes visiteurs avant de les attirer dans une trappe avait suscité des réactions extrêmes. «J'ai vu un homme plus grand que moi, des biceps gros comme ma tête, crier comme un bébé».

«Si j'arrive à faire repartir quelqu'un en criant, ma journée est réussie!» assure l'actrice incarnant Lizzie Borden, qui fut acquittée en 1892 du double meurtre à la hache de son père et de sa belle-mère dans le Massachusetts.

A la sortie, Alexandra Balabuer, 21 ans, lançait: «Je me suis bien amusée, j'ai eu très peur». (afp/Newsnet)

Créé: 24.10.2012, 07h21

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