Droit de mourir
Le suicide assisté en congrès mondial à Zurich
Mis à jour le 11.06.2012 1 Commentaire
Articles en relation
- Exit fête ses trente ans
- Record de nouveaux membres chez Exit
- Les Vaudois voteront sur l’aide au suicide
Partager & Commenter
Mots-clés
Zurich accueille à partir de mercredi pour cinq jours le congrès mondial sur le suicide assisté, permettant à la centaine de délégués issus de 45 pays d'échanger sur ce sujet très sensible qui devrait provoquer des contre-manifestations d'associations de défense de la vie.
Exit et Dignitas, membres de la Fédération mondiale pour le droit de mourir qui chapeaute le congrès, sont les seules associations à prodiguer l'assistance au suicide en Suisse. Dignitas est la seule association qui accepte d'accompagner vers la mort des étrangers non résidents en Suisse tandis qu'Exit s'y refuse invoquant des raisons éthiques.
Alors que la majeure partie du congrès est réservée aux membres de la fédération, une journée sera consacrée vendredi au grand public, qui pourra assister à des conférences, des tables rondes et écouter des témoignages de personnes ayant accompagnés un proche vers la mort.
Selon Bernhard Sutter, «il n'est plus nécessaire de faire un travail d'explication en Suisse» où le suicide assisté -- la personne désirant mettre fin à ses jours prend elle-même une dose mortelle de médicaments -- est légal.
Les détracteurs prendront aussi la parole
«Beaucoup de personnes sont néanmoins intéressées par le sujet et se demandent par exemple ce qui se passera le jour où elles souffriront de la maladie d'Alzheimer», a-t-il précisé.
Le congrès, qui s'était tenu il y a deux ans à Melbourne et en 2008 à Paris, verra également les détracteurs du suicide assisté prendre parole.
L'association Human Life International (HLI) Suisse, qui milite sur des thèmes comme l'avortement, la contraception, l'éducation sexuelle et l'euthanasie, prévoit ainsi d'organiser vendredi une contre-manifestation à quelques pas du congrès.
«Nous ne voulons en aucun cas perturber le congrès», a assuré le secrétaire de HLI-Suisse, Christoph Keel, qui organise l'événement au nom de la Coalition pour la prévention de l'euthanasie.
Partie adverse «pas aussi tolérante»
«Notre objectif est de confronter les visiteurs du congrès avec d'autres arguments. Nous allons organiser des tables rondes et nous serons présents à l'entrée (du congrès) pour distribuer des tracts», a souligné Christoph Keel.
Le responsable d'Exit s'est quant à lui déclaré «entièrement ouvert et tolérant» envers HLI, disant «comprendre que l'on puisse être d'un avis contraire. Il est juste dommage que la partie adverse ne soit pas aussi tolérante».
Quelque 300 personnes résidant en Suisse sont décédées en 2009 par suicide assisté, selon des chiffres publiés en mars pour la première fois par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Ce nombre est en croissance constante depuis 1998, date des premières données sur la question.
Durant la période allant de 1998 à 2011, l'association Dignitas a aidé 1169 étrangers à mourir, dont la moitié environ venait d'Allemagne (664), suivis de la Grande-Bretagne (182) et de la France (117).
Pas de réglementation spécifique
En juin 2011, la Confédération a décidé de ne pas réglementer de manière spécifique l'assistance organisée au suicide. A l'opposé de ses voisins, la Suisse tolère l'aide au suicide -- sans but lucratif -- mais à certaines conditions.
Alors que l'euthanasie active directe (homicide intentionnel visant à abréger les souffrances) est interdite, l'euthanasie active indirecte (donner une substance dont les effets secondaires peuvent réduire la durée de vie), et l'euthanasie passive (interruption ou renonciation à la mise en oeuvre de mesures de maintien de la vie) ne sont pas punissables.
En outre, le suicide assisté (la personne prend elle-même la dose mortelle) est également autorisé. (afp/Newsnet)
Créé: 11.06.2012, 10h45
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
1 Commentaire
Le texte au début de cet article, sous le titre, cite le mot lobbying ! Mais que font-ils dans ce cas ? Merci d'avance pour vos explications, car cet article n'en parle pas. Vraiment étrange. Merci aux journalistes de nous fournir de plus amples informations concernant le "lobbying lié aux suicides assistés". Je suis consternée. Répondre
Pour enfants hospitalisés
Faire un don à la Fondation Théodora et choisir une prime exclusive en cadeau.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 






















