
Le chiot qui descend du véhicule d’intervention est encore un peu pataud et turbulent. Il s’apprête pourtant à devenir l’un des quatre chiens épaulant les brigades de Polouest, la police de l’Ouest lausannois. « Xan est comme un membre de ma famille, lâche Thierry, conducteur de chien. J’allais le voir chaque semaine quand il était en élevage. La relation entre le maître et son chien est primordiale pour une formation dans la police.»
Agé de 3 mois et demi seulement, Xan a encore un programme chargé à suivre avant de participer aux interventions. Pendant environ deux ans, la recrue doit affûter son flair et son «mordant» — sa capacité à attraper un fuyard.
Entraînement quotidien
Le policier a choisi, dans une portée de neuf, le chiot qui semblait le plus à l’aise au contact des humains. «Nous recherchons des chiens équilibrés, polyvalents et volontaires». A la fin de sa formation, qui durera deux ans, le jeune berger belge pourra passer le test d’incorporation que lui soumettra la brigade canine cantonale.
Pour l’instant, l’apprenti chien policier s’entraîne quotidiennement en compagnie de son maître. Le nez au sol et la queue frétillante, Xan flaire le terrain à la recherche d’une piste. Même si la curiosité de sa jeunesse le déconcentre parfois, il ramène fièrement l’objet recherché. «Il ne faut jamais forcer, simplement répéter tant que le chien n’a pas compris le travail» explique Thierry.
La présence de l’animal fait partie intégrante du travail de la police. «C’est parfois lui qui se met en danger pour nous.»
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