Passer au contenu principal

L’invitéCent ans au service du pays, 100 ans de l’UDC Vaud

Kevin Grangier se réjouit de constater que les valeurs fondatrices de son parti constituent toujours sa ligne politique.

En ce 13 janvier 2021, l’UDC du canton de Vaud commémore ses 100 ans d’existence. Notre parti a été créé dans l’après-midi du jeudi 13 janvier 1921 par une douzaine d’hommes soucieux de relever les défis politiques d’alors, marqués par les affres de la Première Guerre mondiale et les menaces que faisait peser la révolution bolchevique sur le mode de vie suisse. L’assemblée constitutive s’est tenue dans l’église de Saint-Cierges. L’histoire de l’UDC débute par la volonté de mieux défendre les intérêts agraires et ruraux en Suisse.

Le succès électoral du parti agrarien ne se fait pas attendre. Albert Wulliamoz, le principal initiateur du mouvement, est élu au Conseil national en 1922. Cette même année, le journal du parti, «Le Pays vaudois» – toujours édité de nos jours – est créé. Le parti s’implante durablement dans la campagne vaudoise. À la fin des années cinquante, le PAI (Parti des paysans, artisans et indépendants) contribue à créer une alliance politique baptisée Entente vaudoise qui permettra, dès 1962, l’élection de quatre conseillers d’État PAI-UDC successifs, jusqu’au malheureux décès de Jean-Claude Mermoud en 2011.

«Le clin d’œil de l’histoire est de faire coïncider l’année jubilaire de l’UDC Vaud avec l’année présidentielle de son conseiller fédéral.»

Baptisé PAI, puis PAI-UDC, c’est le 2 mars 1985 à Bercher que l’UDC Vaud se donne son appellation actuelle avec, notamment, pour objectif de gagner des parts électorales en ville. Le succès viendra au début des années 2000 par la création d’un réseau de sections communales, aujourd’hui au nombre de quarante-deux (sa progression se poursuit), et par l’élection de Guy Parmelin au Conseil fédéral en 2015. Malgré la crise actuelle, le clin d’œil de l’histoire est de faire coïncider l’année jubilaire de l’UDC Vaud avec l’année présidentielle de son conseiller fédéral.

À la genèse de la création de l’UDC, ses fondateurs étaient soucieux d’ancrer la politique dans la réalité territoriale et de défendre le mode de vie suisse. Cent ans plus tard, ses valeurs fondatrices constituent toujours la ligne politique du parti. C’est sous la devise «économie locale – préférence nationale» que l’UDC mène actuellement campagne pour les élections communales du 7 mars prochain.

Livre à paraître

La vie de l’UDC Vaud tout au long de ses 100 ans d’existence est passionnante et complexe. L’essentiel de son histoire sera rapporté par l’historien Olivier Meuwly, connu pour ses nombreux ouvrages sur les partis politiques, dans un livre historique qui sera publié d’ici au début de l’année prochaine.

En janvier 2011, lors des festivités du 90e anniversaire, Jean-Claude Mermoud avait conclu son propos par les mots suivants, que je lui emprunte en guise de conclusion: «Je vous invite à préserver dans la culture et la défense de ces valeurs du Pays de Vaud et de la Suisse, notre patrie, que sont la responsabilité individuelle, l’indépendance et la neutralité, en continuant à ne faire confiance qu’à la démocratie directe sans céder à quelque sirène que ce soit, européenne ou d’autres continents.»

8 commentaires
    omama

    Mais c'est vraiment folklorique cet article et comme toujours dans ce parti ils sont forts pour arranger des noix sur un bâton. Neutralité et indépendance pour ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

    Qu'on critique la construction européenne et sa dérive centralisatrice, de même que sa déconnexion avec la base, je veux bien, mais on assiste aussi ici aux mêmes dérives en plus petit ! Pour moi les chambres fédérales ne représentent bientôt plus qu'elles mêmes et les milieux de la finances.

    L'indépendance parlons-en et listons ce pourquoi nous nous sommes dépendants :

    1) le pétrole dont ils ignorent à l'UDC qu'il vient d'Afrique et du Moyen-Orient

    2) les nombreux petits travaux que les Suisses ne veulent pas faire, exécutés par de la main d’œuvre étrangère et saisonnière bon marché et dont nous avons besoin pour notre économie ! Je ne connais que peu de suisses qui vont cueillir du raisin pour 17 francs de l'heure, sauf les membres de l'UDC certainement !

    3) Il est vrai que EMG chimie ne fait du commerce qu'avec le canton d'Appenzell et le Liechtenstein.

    La neutralité c'est de l’hypocrisie politique. Si l'on voudrait vraiment être neutre, il ne faudrait pas vendre des armes à qui veut bien en acheter ni accueillir tout sortes de richesses et fonds aux origines pas très nets.

    En 1939 ce n'est pas la neutralité qui a sauvé la Suisse mais son relief très accidenté.Si la Suisse avait été plate comme la Belgique et bien son armée se serait faite aplatir

Articles en relation