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Soutien financier160 millions pour les hôpitaux vaudois

L’interdiction des hospitalisations non urgentes décrétée par le Conseil fédéral en raison du Covid-19 a plombé les finances des institutions sanitaires. Le Conseil d’État demande un crédit supplémentaire pour les renflouer.

Le Centre hospitalier universitaire vaudois.
Le Centre hospitalier universitaire vaudois.
Keystone

Les hôpitaux et autres institutions sanitaires ont dû concentrer leurs ressources pour faire face à la pandémie. Le Conseil fédéral a d’ailleurs décrété l’arrêt des activités hospitalière «non urgente» entre le 16 mars et le 26 mars. Cela se traduit par un gros manque à gagner pour les établissements concernés. Le Conseil d’État sollicite donc un crédit supplémentaire de 160 millions pour leur venir en aide. Ce crédit a déjà été accepté par la Commission des finances du Grand Conseil, selon un communiqué de presse de l’État de Vaud, diffusé vendredi.

126,5 millions

Pour compenser le manque à gagner provoqué par l’arrêt des activités non urgentes

Sur ces 160 millions demandés, 126,5 millions visent à compenser l’interdiction des hospitalisations non urgentes durant un mois et demi. «Mais aussi la baisse estimée de l’activité en général jusqu’à la fin de l’année», précise Catherine Cossy, déléguée ad interim à la communication du Département de la santé. Un montant de 33,5 millions doit, lui, couvrir «une partie des surcoûts causée par le matériel de protection, les dispositifs particuliers mis en place pour la prise en charge des patients Covid, les dépistages et les renforts de personnel».

33,5 millions

Pour couvrir les surcoûts engendrés par la prise en charge des patients Covid

Ce soutien financier est destiné aux hôpitaux subventionnés et aux cliniques privées «pour leur prise en charge de patients Covid en soins aigus sur la période de mars à mai», précise le communiqué. L’Association vaudoise d’aide et de soins à domiciles et le Centre universitaire de médecine générale et de santé publique devraient également en profiter.

Le 25 mars dernier, le Conseil d’État avait déjà relevé la limite de l’avance de trésorerie accordée à la Centrale d’encaissement des établissements sanitaires de 75 millions à 125 millions, afin d’assurer les liquidités à court terme.

L’ambulatoire

La même question se pose pour les soins ambulatoires, dont l’activité a également baissé avec la pandémie. «Le type de soutien à accorder aux hôpitaux pour le manque de recettes ambulatoires devra être analysé et discuté dans un second temps», assure le Conseil d’État. Il en va de même pour un éventuel soutien aux établissements médico-sociaux qui ont aussi subi de lourdes pertes durant la crise.

Enfin, l’État reconnaît que certains acteurs non subventionnés, comme les cabinets médicaux de premier recours, ont joué un rôle clé dans l’offre de soins à la population. Le Canton pourrait envisager un soutien sous la forme d’emprunts à conditions favorables.