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Une boisson qui a de l’ambition40 ans plus tard, Le Stim’ renaît pour un nouveau quinquina

L’apéritif morgien disparu se relance pour stimuler nos apéritifs fluorescents avec une boisson à base de vin.

Raoul Cruchon, Carine Bosson et Martin Wagner à l’heure de la dégustation de leur Stim’.
Raoul Cruchon, Carine Bosson et Martin Wagner à l’heure de la dégustation de leur Stim’.
Odile Meylan/24heures

C’est une belle histoire qui remonte à 1860 et qui connaît aujourd’hui un nouvel épisode. L’histoire du Stimulant, un quinquina morgien – un vin enrichi de racines, d’épices, de fruits et, surtout, d’écorces de quinquina – disparu depuis 1980. «C’est une magnifique alternative locale à ces piscines que les gens boivent aujourd’hui sur les terrasses», plaide le vigneron Raoul Cruchon, qui est à l’origine du projet de renouveau.

En 1860, donc, Emmanuel Gamboni, italophone grison, et Joseph Salina, immigré piémontais, fondent une distillerie à Morges. Et ils y développent cette boisson traditionnelle du Piémont. Le fils de Joseph, Henri, parti distiller en Argentine, en revient avec quelques idées exotiques qu’il ajoute à la boisson, qui prend le nom de Stimulant. C’est le succès, 1000 litres s’en écoulent chaque jour entre Lausanne et Genève, Joséphine Baker pose à côté des bouteilles jusqu’aux années 1960 où les bitters et les vermouths perdent leur place à l’apéritif. En 1979, les Salina vendent la distillerie à l’UCAR. Avant d’abandonner la production en 1980. Fin du premier épisode.

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