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Actions syndicalesÀ Gland, l’affaire des deux agents de sécurité licenciés fait des vagues

Le syndicat SUD a rejoint Avenir Syndical dans la défense des deux agents de sécurité publique licenciés le mois dernier. Les motifs de renvoi des deux employés sont jugés abusifs par certains.

Les deux agents de sécurité publique licenciés n’ont pas été remplacés, tandis que leurs quatre anciens collègues sont en arrêt maladie.
Les deux agents de sécurité publique licenciés n’ont pas été remplacés, tandis que leurs quatre anciens collègues sont en arrêt maladie.
Patrick Martin

Stationner sans macaron ou faire une mauvaise blague sont-ils des motifs suffisants pour renvoyer deux employés sur-le-champ? Pas pour tout le monde.

L’affaire du licenciement avec effet immédiat de deux agents de sécurité publique (ASP) le 22 octobre a pris une telle ampleur qu’elle résonne largement en dehors des limites de la ville. La Municipalité n’ayant pas souhaité apporter d’éléments supplémentaires à l’accusation, le syndicat Avenir Syndical, accompagné de SUD – qui l’a rejoint rapidement –, a passé la vitesse supérieure.

Une pétition lancée

Une pétition a été lancée et les syndicats ont fait part de leurs doléances à la conseillère d’État Béatrice Métraux et au président de l’Union syndicale suisse (USS) Pierre-Yves Maillard.

«Pierre-Yves Maillard a compris que cette affaire avait des caractéristiques importantes et exemplaires, affirme Aristides Pedraza, de SUD. Dans une lettre datée du 11 novembre, les deux organismes estiment que ces licenciements ont été prononcés «pour se débarrasser de ces deux militants trop revendicatifs». Ces derniers avaient à plusieurs reprises tenté de dénoncer le mobbing dont ils auraient été victimes sur leur lieu de travail, pointant leur chef de service, en fonction depuis mars 2019.

Des appels à l’aide ignorés

«On commençait gentiment à faire part des intimidations et insultes qu’on avait subies, notamment aux RH, mais ça n’a pas donné de suite, témoigne l’un d’eux. On a ensuite écrit à la Municipalité, qui nous a répondu que ces accusations graves allaient donner lieu à une enquête. Deux jours plus tard, j’ai reçu une nouvelle lettre qui m’informait de ma suspension.» Son collègue évoque «de nombreux appels à l’aide qui sont restés lettre morte.» «On était au bord de la fracture psychologique», ajoute-t-il.

En parallèle, c’est à la préfecture de Nyon que les syndicats se sont adressés afin de demander un audit. Leur requête ayant été refusée, l’UDC Ville de Gland a repris le flambeau et est en attente d’une réponse. «Cette affaire vise possiblement à régler d’autres problématiques que celles évoquées par le licenciement», lit-on dans une lettre rédigée par Maurizio Di Felice, président de la section UDC Ville de Gland.

Quatre ASP en arrêt maladie

Quant aux quatre ASP encore en poste, ils sont actuellement en arrêt maladie, pour raisons psychologiques. «Ils ont aussi subi une pression forte, selon David Andenmatten, secrétaire d’Avenir Syndical. Ils n’ont plus la force d’aller travailler

Et pour l’heure ces six postes n’ont pas été remplacés. «Un ASP du canton vient parfois, mais c’est seulement pour mettre des amendes, tandis qu’on avait un cahier des charges de quatre pages», commente l’un des anciens agents d’un ton amer.

5 commentaires
    Mendriziotto

    Pas de commentaire sur le Paleo

    Ça va bien à nyon à gland