Passer au contenu principal

Études en temps de CovidÀ la Banane, la file d’étudiants frôle l’absurde

En période de révisions, les places se font rares à la Bibliothèque universitaire de Lausanne. Chaque matin, une centaine d’étudiants attendent patiemment l’ouverture des portes, tout en respectant la distance sociale.

En période de révisions, les étudiants patientent tous les matins en file indienne devant la bibliothèque universitaire de Dorigny, qui ouvre à 8 heures.
En période de révisions, les étudiants patientent tous les matins en file indienne devant la bibliothèque universitaire de Dorigny, qui ouvre à 8 heures.
Jean-Paul Guinnard

Même si les ruées à la Banane, les semaines précédant les sessions d’examens, sont monnaie courante, la situation de ces derniers jours est inédite et a de quoi interpeller. Depuis le début de la semaine, une interminable file d’attente se déploie chaque matin dans le froid mordant, et ceci à partir de 7 heures. Masqués et espacés les uns des autres, ils sont une centaine d’étudiants à patienter jusqu’à l’ouverture des portes, sur les coups de 8 heures.

À partir de ce moment, il s’agira de dénicher rapidement son poste de travail pour la journée car les places sont chères. Une personne par table, c’est le maximum autorisé jusqu’à nouvel avis. «Ça paraît fou de faire la queue pour quelque chose qu’on n’aime pas faire, s’amuse Carla Cordon, étudiante en HEC, avant de désigner les Alpes d’un geste de la main: Mais ça nous permet d’assister au lever du soleil!» Avec son amie Emma Legendre, elles sont venues tôt pour réserver leur table, et profitent désormais d’un café sur la terrasse. «L’ambiance ici est différente et ça nous permet de garder le contact avec nos amis. Et finalement, l’attente n’est pas si longue.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.