Passer au contenu principal

Troisième âgeÀ Moudon, des logements protégés deviennent chambres d’EMS

Un chantier en cours à l’EMS L’Oasis de Moudon fera passer sa capacité à 77 lits dès 2021. Le Canton reprend une ancienne dette.

Au terme des travaux, l’EMS L’Oasis de Moudon proposera 70 lits longs séjours, 6 lits courts séjours et 1 lit pour l’accueil temporaire de nuit.
Au terme des travaux, l’EMS L’Oasis de Moudon proposera 70 lits longs séjours, 6 lits courts séjours et 1 lit pour l’accueil temporaire de nuit.
PHILIPPE MAEDER

«Ces logements protégés n’ont suscité que peu d’intérêt depuis leur aménagement il y a une dizaine d’années. On se rend compte qu’ils sont peut-être trop proches de l’EMS pour être vraiment attirants. Du coup, nous avons décidé de les transformer en chambres individuelles supplémentaires.» Président de l’Association du centre intercommunal de santé l’Oasis (ACISO), Pierre-André Nicod résume ainsi le chantier en cours dans le bâtiment de l’Oranger à Moudon, un édifice voisin de l’EMS.

Devisés à 1,88 million de francs, les travaux comprennent notamment l’aménagement de salles de bains individuelles dans les chambres ou l’aménagement définitif d’une passerelle entre l’Oasis et l’Oranger. Actuellement, l’Oranger abritait déjà quelques chambres de l’EMS. À terme, tous les locaux dépendront de l’Oasis, qui proposera donc 77 lits, soit 70 pour les longs séjours, 6 pour de courts séjours et 1 de centre d’accueil temporaire (CAT) de nuit. Au total, cela représente 10 lits de plus qu’actuellement. Également partenaire de la nouvelle Maison de la santé qui vient d’ouvrir ses portes à Moudon, l’ACISO y propose encore 10 places de CAT de jour.

Dette reprise

Réunissant huit communes de la région broyarde, l’ACISO finance l’investissement sans passer par l’emprunt, mais «selon la volonté politique de moderniser les EMS dans le canton, le Conseil d’État a accordé la garantie de l’État de Vaud et la prise en charge du service de la dette pour l’emprunt de 3,51 millions», a récemment annoncé le Canton. En clair le restant de la dette consenti il y a quelques années pour aménager les logements protégés pas totalement amortis sera à sa charge.