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Projet piloteÀ Nyon, les 16-18 ans pourront «voter» dès le 29 novembre

C’est une première dans le canton: les jeunes Nyonnais se prononceront sur les votations populaires. Ce vote consultatif leur sera ensuite octroyé au minimum trois fois par an.

Quatre cent trente-six jeunes ont reçu chez eux un matériel de vote consultatif et pourront déjà se prononcer sur les objets du scrutin du 29 novembre prochain.
Quatre cent trente-six jeunes ont reçu chez eux un matériel de vote consultatif et pourront déjà se prononcer sur les objets du scrutin du 29 novembre prochain.
Georges Meyrat

«Le but du projet, c’est que les jeunes s’engagent et qu’ils réalisent qu’ils peuvent faire des choix qui auront une influence.» Giulia Alledi, présidente du Conseil des jeunes (CDJ) du district de Nyon, attend le 29 novembre avec impatience. Pour elle et le reste des membres, ce sera l’occasion de faire une première évaluation de ce projet pilote, mené en partenariat avec la Ville de Nyon, et qui devrait s’étendre au minimum sur deux ans.

Si l’idée est avant-gardiste – c’est une première dans le canton de Vaud –, elle pourrait bien séduire la future relève qui «a envie de donner son avis sur certains sujets», avance Alexandre Legrain, ancien président du CDJ Nyon. «On a semé quelques graines ces dernières années donc je pense que cette initiative aura du succès

En parallèle au vote consultatif, les jeunes bénéficieront d’un appui du CDJ Nyon, qui s’engage à répondre à leurs questions par e-mail. Si des séances d’information et des débats avaient été initialement prévus, ils devront être reportés en raison de la crise sanitaire. «On aimerait tout de même pouvoir faire une séance de «questions/réponses» avec un expert en visioconférence, si on remarque qu’il y a un intérêt ou un sujet récurrent dans les e-mails», évoque Giulia Alledi.

À l’avenir, la Ville permettra aux jeunes citoyens de participer à au moins trois scrutins consultatifs annuels, en fonction des objets qui s’avèrent être les plus pertinents. «On a déterminé qu’on en choisirait un à deux par votation, précise Alexandre Legrain. On va leur épargner ceux qui sont trop compliqués ou qui ne les concernent pas.»«C’est un projet de collaboration, renchérit Giulia Alledi. On va prendre ces décisions avec la Ville.»

À terme, le CDJ espère constater une augmentation du taux de participation des jeunes votants, et nourrit l’idée d’étendre le projet sur d’autres communes, voire d’uniformiser la démarche. «On est en discussion avec le Canton pour notamment mettre en place un matériel de vote qui soit plus proche de la réalité, sans pour autant être falsifiable.»

2 commentaires
    Pelot

    Quelle révolution débile .