Histoire d’une colline/Dernier épisodeÀ quand la fin de la monoculture du béton?
L’occupation du Mormont a mis en lumière notre dépendance au ciment, pour des raisons historiques, pratiques et esthétiques, mais aussi à cause d’une certaine inertie. Les mentalités évoluent, lentement.

Derrière les 740’000 briques clinker allemandes qui ont valu au splendide monolithe du nouveau Musée cantonal des beaux-arts le Prix Fritz Höger 2020, du béton. Beaucoup de béton. On en comptait 9200 m3 en 2018. Il en faudra 15’000 pour le bâtiment voisin du Mudac.
Florian Cella
Désormais menacée d’expulsion, la «zone à défendre» du Mormont aura eu le mérite de «thématiser notre dépendance au ciment», selon la conseillère d’État Béatrice Métraux, qui s’exprimait dans nos colonnes le 9 mars. Alors que des projets pharaoniques voient le jour dans le canton, à l’image du Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne et ses 9200 m³ de béton, la Suisse reste l’un des plus gros consommateurs par habitant de ce matériau en Europe.





















