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Le coup de fourchetteÀ Romainmôtier, aller au cœur du Nozon sans se faire prier

L’ancienne maison des frères du Nozon a fait place à un petit restaurant aux plats inventifs basés sur des produits locaux, le Café du Prieur.

Ulrich Indermuhle dans la salle du Café Prieur.
Ulrich Indermuhle dans la salle du Café Prieur.
CHRISTIAN BRUN

Avec une telle Maison du Prieur, les derniers moines de Romainmôtier y seraient sans doute encore confortablement attablés. L’ancienne demeure du premier des frères du Nozon est tenue depuis fin 2019 par l’équipe d’Ulrich Indermühle, traiteur de la Côte aux manettes et aux fourneaux. Il y était déjà dans les années 90, pour des brunchs réputés et des manifestations. Aujourd’hui, il y revient pour le service en journée, et des soirées à thèmes occasionnelles.

Un passage réussi des petits-fours aux quelques vieilles tables, dans un cadre à l’ancienne authentique (l’horloge du XVIIe a été dénichée au grenier) et soigné. «Enfin une vraie bonne adresse dans le bourg», murmure un fidèle des lieux, où se côtoient en général les locaux, des Alémaniques de passage ou des marcheurs ou des poètes. Romainmôtier quoi.

La terrasse s’étale quand le soleil est de la partie
La terrasse s’étale quand le soleil est de la partie
CHRISTIAN BRUN

À la carte, une liste réduite, aux accents ruraux, misant sur les fournisseurs du coin (lentilles de Bretonnières, boucherie de La Chaux) et un équilibre assumé entre petites innovations, valeurs sûres, prix et belle quantité. «Nous avons une cuisine minuscule ici, il faut s’adapter On y travaille tout ce qu’on peut dans le but de faire plaisir aux gens», avance Ulrich Indermühle.

Dans l’assiette, une très fraîche assiette de lentilles sur crème fraîche, aux oignons au cidre et poisson fumé (19 fr.). À y revenir. En plat, le «fameux coquelet rôti», sur place et à la broche, entouré d’un joli pesto et d’un paillasson de rösti (32 fr.). Citons aussi une tarte sablée, sorte de fine couche farcie, avec légumes (21 fr.). Passage par l’inévitable crème brûlée (9 fr.), et les bières de la brasserie d’en face. Aucune fausse note à l’heure de faire la laudatio.

S’y ajoute depuis peu l’ancienne cave, reconvertie en œnothèque toute dédiée aux côtes de l’Orbe, avec de rares intarcades à l’étranger (Toscane, Saint-Émilion et Chablais). «On a voulu en faire une vitrine pour les vins de la région, reprend le patron. Ils méritent d’être connus, et pas que des Alémaniques.»

1 commentaire
    john smit

    Fake news? ou Gag à la Trump?