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Le coup de fourchetteÀ Saint-Sulpice, l’Abordage pirate avec talent la cuisine italienne

Le restaurant historique et sa terrasse unique ont été repris par un couple de gérants qui décline des classiques transalpins et quelques beaux plats d’ici.

Giovanna et Shefat Agushi dans le décor moderne du restaurant de poche.
Giovanna et Shefat Agushi dans le décor moderne du restaurant de poche.
Florian Cella

Qui ne connaît pas la terrasse de L’Abordage, à deux pas du lac, à Saint-Sulpice, ne connaît pas le charme de l’ombrage de son arbre ou de son toit en L. L’adresse avait fait les beaux jours du chef Stahel, célèbre pour ses truites en vivier jusqu’à sa mort subite à Noël 2011. Après une longue fermeture, une douzaine d’associés l’avait relancée il y a trois ans, mêlant cuisine conceptuelle et galerie d’art contemporain, sans jamais trouver la recette idéale à la réussite.

C’est Graziano de Luca, le multirestaurateur lausannois, qui a récupéré le restaurant ce printemps. L’homme à la tête du Raisin, des Bouchers ou de la Bavaria, entre autres, a placé à Saint-Sulpice un couple qu’il connaissait bien du Raisin. Shefat et Giovanni Agushi, lui en cuisine, elle à l’accueil, déclinent une jolie cuisine italienne gourmande et quelques plats d’ailleurs. Ajoutez-y un four à pizza où œuvre avec talent Mario, qui propose une trentaine de variétés du plat napolitain (de 15 à 23 fr.), dont certaines sans sauce tomate ou d’autres sans mozzarella. Elles se vendent aussi à l’emporter.

De belles pâtes al dente

La carte côté italien, ce sont d’abord de belles pâtes, comme ces gros paccheri al dente, rehaussées de tomates caramélisées au four pour accueillir une généreuse portion de crevettes et de calamars (29 fr.). Ou ces raviolis d’aubergine et de scarmoza, ce fromage du sud de l’Italie, parfumés d’un beurre à la sauge bien équilibré (26 fr.). Mais ce peut être aussi ce tentacule de poulpe parfaitement tendre après la plancha, relevé d’un chimicurri maison et d’une déclinaison de pommes de terre (19 fr./27 fr.).

Le tartare de bœuf est coupé grossièrement dans une viande bien rassie (25 fr./36 fr.). Mais il peut aussi être fait de poissons du lac, avec une huile citronnée, un zeste d’Espelette, et posé sur un lit de fenouil (24 fr./35 fr.). Sinon, c’est côte de bœuf (110 fr.), carré d’agneau en croûte du diable (38 fr.) ou même filets de perche (39 fr./48 fr.).

Au dessert, glaces, mille-feuilles maison, comme le joli tiramisu en bocal (10 fr.)