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Engagement politiqueAccaparé ailleurs, Yohan Ziehli quitte La Tour-de-Peilz

Le vice-président de l’UDC Vaud déménage de la ville où il était entré en politique à peine majeur pour rejoindre Lausanne.

Yohan Ziehli raccroche du Conseil communal de La Tour, où il avait été élu à peine majeur.
Yohan Ziehli raccroche du Conseil communal de La Tour, où il avait été élu à peine majeur.
Florian Cella

«Mon meilleur souvenir: une motion cosignée par les représentants de tous les groupes politiques. Je ne peux que vous encourager à continuer sur cette voie et à ne pas politiser outre mesure ce Conseil, pour qu’il ne devienne pas la chambre de résonance des recommandations des partis cantonaux.»

Ainsi a pris congé du Conseil communal de La Tour-de-Peilz Yohan Ziehli, vice-président de l’UDC Vaud, qui était entré à l’organe délibérant à peine majeur, en 2011. Pas un hasard si sa dernière intervention était colorée de ce ton rassembleur: l’élu a toujours prôné le dialogue avec les idées différentes des siennes, sans jamais verser dans l’agressivité verbale à La Tour-de-Peilz. «Je suis persuadé qu’il faut dire les choses calmement et avancer direction solution lorsqu’on a des avis différents. Même si c’est plus difficile de rester mesuré dans le débat cantonal, où il peut m’arriver d’avoir un ton direct quand j’ai l’impression qu’il y a une injustice ou une fausse information!» sourit-il.

«Je ne peux que vous encourager à continuer sur cette voie et à ne pas politiser outre mesure ce Conseil, pour qu’il ne devienne pas la chambre de résonance des recommandations des partis cantonaux.»

Yohan Ziehli, désormais ex-conseiller communal à La Tour-de-Peilz et vice-président de l’UDC Vaud

Yohan Ziehli s’est engagé en politique à 15 ans. Il cofonde et préside les Jeunes UDC de la Riviera en 2010. Pour les élections de 2011, il n’avait pas eu le droit de figurer sur la liste de son parti, n’étant pas majeur. «On espérait obtenir davantage de sièges que de candidats, pour que je puisse tout de même rentrer au Conseil, ce qui a été le cas. J’ai assisté à la première séance de la législature deux semaines après mes 18 ans.»

Dans sa ville, il a fait ses premières armes sur des sujets liés à l’environnement, qui n’étaient de loin pas aussi présents dans les débats qu’aujourd’hui, et donc sans arrière-pensée électoraliste. Ainsi, en 2012, il intervient pour s’assurer que les aliments servis dans les réfectoires de la ville proviennent bien dune culture locale du canton. En 2014, il plaide pour l’installation de ruches en ville.

Il a également porté des préoccupations des plus jeunes générations, réussissant à faire fermer à 1 h du matin plutôt qu’à minuit les terrasses de la Riviera et étant l’instigateur de la mise en place du paiement par smartphone des places de parking.

Au Conseil de Lausanne?

En pleine ascension fulgurante, il avait pourtant dû se retirer de la vice-présidence des Jeunes UDC Suisse en 2014. «Cela n’allait plus de faire des allers-retours dans toute la Suisse tout en menant mes études de droit. Je me suis recentré sur le canton et ai profité d’étudier une année à Zurich pour améliorer mon allemand.»

Après avoir présidé six ans les Jeunes UDC Vaudois, il a pris la vice-présidence de l’UDC Vaud cette année. Toujours en 2020, son master en droit en poche, il a décroché un emploi pour le groupe parlementaire de l’UDC Suisse, à Berne, où il traite d’institutions et de migration.

Le 1er janvier, il déménage à Lausanne pour raccourcir son temps de trajet. Et pour y entrer au Conseil? «Les listes ne sont pas encore déposées», botte-t-il en touche.

2 commentaires
    Dédé

    Il devrait se présenter aux élections 2021 pour la municipalité de Lausanne, puis en 2022 pour le Conseil d'Etat vaudois. Cela permettra ainsi peut-être de retrouver la formule 3 PLR, 1 UDC et 3 élus de gauche, disparue en 2011 suite au décès du regretté feu Jean-Claude Mermoud.