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L’éditorialAidons les commerçants à se refaire

Le monde du commerce retient son souffle en Suisse. Les journées de shopping agressif débutent, où vêtements, parfums, électroménager et autres gadgets électroniques s’écoulent à prix cassés. Ces Singles Days ou Black Friday ont un goût tout particulier cette année. Car la pandémie a mis à genoux nombre de commerçants au printemps dernier. Il faut se refaire, et vite.

La seconde vague de coronavirus fait peur. Traditionnellement, la période qui mène à Noël est décisive pour les petits commerçants et les grands magasins, qui écoulent à la pelle habits de luxe, livres, bijoux ou encore téléphones portables. Certains acteurs réalisent jusqu’à 50% de leurs ventes en fin d’année. Beaucoup comptent sur internet pour limiter la casse.

Le commerce physique reste important. On aime faire les boutiques. Pour le coup, c’est la catastrophe à Genève, où le gouvernement a verrouillé les devantures pour lutter contre le coronavirus. La population s’est d’ailleurs ruée sur les magasins vaudois, restés ouverts. On imagine mal les autorités genevoises ne pas faire machine arrière.

Et le commerce en ligne? Si les géants du domaine, Microspot.ch, Brack.ch, Galaxus.ch ou Digitec vont cartonner ces prochaines semaines, tous les commerçants n’en profiteront pas. Tous n’ont pas accès à une plateforme pour écouler leur marchandise. Seuls les plus agiles pourront s’appuyer sur la Toile. Qu’on le veuille ou non, le plongeon des recettes ne pourra pas être compensé par les ventes sur le web, où les marges sont par ailleurs plus faibles.

Dès lors, les magasins doivent à tout prix rester ouverts en Suisse romande. Il y va de la survie de nombreux commerçants. En attendant le vaccin, les protocoles sanitaires sont clairs et le port du masque généralisé. Bref, à vos gels désinfectants et bon shopping. En tous les cas dans le canton de Vaud!

8 commentaires
    Pierre-François Culand

    Mon interprétation du choix vaudois: on ne ferme pas les magasins de seconde nécessité, car de toute façon ils seront presque vides et donc ne représenteront pas un gros danger sanitaire, par contre ainsi ils ne nous coûteront pas en mesure de soutien et de chômage partiel !

    Calcul cynique et machiavélique, mais bien joué M.Leuba !