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Urbanisme et travauxAigle va tester sa place du Marché sans voitures

La Municipalité propose mercredi au Conseil communal son projet final en deux étapes de transformation de la place.

Le préalable au projet en deux étapes voulu par la Municipalité sera de vider la place du Marché de ses places de parc.
Le préalable au projet en deux étapes voulu par la Municipalité sera de vider la place du Marché de ses places de parc.
Odile Meylan – Archives

Objet important du développement urbanistique de la ville d’Aigle, le projet final de transformation de la place du Marché tel qu’ambitionné par la Municipalité sera débattu et voté mercredi soir par le Conseil communal. Les autorités veulent notamment diminuer les transports individuels motorisés dans le centre, où l’attractivité commerciale sera renforcée, développer les terrasses, augmenter la qualité de vie, mettre en valeur le patrimoine bâti et l’offre culturelle. Le projet se fera en deux étapes.

Dans un premier temps, la place du Marché va être libérée de ses 26 places de parc, qui seront mutées vers le parking Chevron agrandi, situé à environ 100 mètres de là. Le stationnement sera donc proscrit, la circulation aussi, indique le préavis. Parallèlement, deux pavillons mobiles et temporaires en bois – même structure qu’au parc des Rives, à Yverdon – vont être érigés sur la place. Marqueurs de «l’espace public en mutation», ils seront dotés de tables et de chaises, d’une petite scène de musique, de jeux, d’une boîte à livres, etc. Si aval du parlement, les pavillons seront posés début 2021 pour six mois.

«Nous ne sommes pas contre libérer la place du stationnement, mais plusieurs choses nous dérangent.»

Didier Badan, conseiller communal UDC

Pour la seconde étape, «il a été décidé de lancer une procédure de mandants d’études parallèles portant sur le projet définitif et sa réalisation, de manière à pouvoir répondre à toutes les attentes», indique Grégory Devaud, municipal. Un collège d’experts, avec en son sein au moins un spécialiste en mobilité et un architecte paysagiste, va devoir plancher sur deux options fondamentalement différentes: soit une place piétonne définitive, soit une zone de rencontre avec accès routier possible.

Oppositions

Dans la commission chargée de rapporter sur ce projet, deux conseillers communaux – sur sept – s’opposent: Philippe Kappeler, de l’Entente aiglonne, et Didier Badan, de l’UDC. Ils ont rédigé un rapport de minorité «Nous ne sommes pas contre libérer la place du stationnement, mais plusieurs choses nous dérangent. Déjà, sur la forme, le préavis n’est pas très clair et les croquis mal faits, commence Didier Badan.

«Sur le fond, nous ne sommes pas pour acheter des pavillons temporaires pour près de 140’000 francs, mieux vaut les louer. Ensuite, nous estimons qu’il faudrait tester ce mobilier au moins un an, voire un an et demi. Alors, on pourra évaluer leur intérêt et peut-être passer à la seconde phase. À noter qu’il faudrait rouvrir les deux accès à la place du Marché actuellement fermés et qui font l’objet d’un recours au TF comme le rappelle la Municipalité dans son préavis.»