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Gestion de la pandémieAlain Berset a étouffé l’appel à la prudence de ses équipes

Le ministre de la Santé a ignoré l’alarme lancée par ses spécialistes avant la deuxième vague de Covid-19. Et par la suite, il a tenté de minimiser son erreur.

Alain Berset a plutôt l’image d’un un père la prudence. Le 12 août dernier, le ministre de la Santé a choisi le risque.
Alain Berset a plutôt l’image d’un un père la prudence. Le 12 août dernier, le ministre de la Santé a choisi le risque.
KEYSTONE/Peter Klaunzer

Mercredi, le Conseil fédéral discutera de la suite des mesures contre la pandémie de Covid-19. Malgré le nombre relativement faible de cas, une détente rapide et large ne semble pas à l’ordre du jour car on craint l’impact des nouveaux variants du virus, beaucoup plus infectieux.

Mais ce n’est pas la seule raison. Pour comprendre la prudence du Conseil fédéral, et en particulier du ministre de la Santé, Alain Berset, il est utile de revenir sur un moment clé de la réponse à la pandémie.

Une erreur minimisée

Fin décembre, Alain Berset a accordé une longue interview à une émission philosophique de la TV alémanique. Interrogé sur sa plus grosse erreur dans la lutte contre le coronavirus, le Fribourgeois a répondu qu’il avait été trop optimiste pendant l’été. «Autoriser de nouveau les grands événements n’était certainement pas une bonne idée», a-t-il déclaré, avant de justifier: «Nous avons toujours décidé sur la base des informations dont nous disposions à ce moment-là. Ce qui est vrai un jour peut être faux le lendemain. C’est le propre d’une crise.»

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