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Crise du coronavirusAlain Berset visite le CHUV

Le conseiller fédéral responsable de la Santé a fait le point sur la deuxième vague du Covid-19.

 «Pour reprendre le contrôle, il n’y a pas d’alternative, estime Alain Berset, il faut limiter nos contacts pour faire baisser les contaminations.»
«Pour reprendre le contrôle, il n’y a pas d’alternative, estime Alain Berset, il faut limiter nos contacts pour faire baisser les contaminations.»
KEYSTONE

Le conseiller fédéral était en terre vaudoise lundi matin. Alain Berset a visité le CHUV et le centre de traçage en compagnie de la conseillère d’État Rebecca Ruiz. Le dispositif mis en place par l’hôpital universitaire vaudois pour faire face à la deuxième vague a «impressionné» le chef du Département fédéral de la santé: «Avec le CHUV, nous avons un peu la Rolls-Royce» en matière d’infrastructure hospitalière.

Le personnel soignant, lui, se mobilise cette semaine pour ses conditions de travail. Le Conseil fédéral a conscience que «durant cette année il a été beaucoup demandé aux équipes soignantes». Par rapport la mobilisation, elle-même, l’édile s’est montré plus évasif: «Je ne suis pas sûr d’être le seul à pouvoir apporter une réponse.»

Pour protéger notre système de santé, et donc ménager le corps médical, il faut reprendre le contrôle de la situation. Une situation qui est «critique». Le nombre de contaminations double de semaine en semaine. «Pour reprendre le contrôle, il n’y a pas d’alternative, estime Alain Berset, il faut limiter nos contacts pour faire baisser les contaminations.» L’évolution de la pandémie se rapproche dangereusement de la dynamique de ce printemps. «Seulement, il y a plusieurs différences, note le conseiller fédéral. Nous ne sommes pas en mars mais en octobre, ce qui ne va pas nous aider. Nous sommes tous fatigués de cette situation, il n’est donc pas aussi facile de prendre des mesures fortes, comme à l’époque et nous essayons de procéder sans fermeture brutale dans l’économie.»

Actuellement, plus de 25’000 tests sont réalisés par jour en Suisse. Ce qui est proche de la «capacité théorique». Alain Berset voit donc d’un très bon œil l’arrivée des tests dits rapides qui ont été évalués par le CHUV. Leur utilisation sera «très bientôt» autorisée par le Conseil fédéral.