Passer au contenu principal

Sortie cinémaAlbert Dupontel:
«Les cons, c’est vous et moi»

L’auteur inclassable se raconte entre «comédie déviante» et «drame rigolo» dans «Adieu les cons».

Albert Dupontel était programmé pour devenir médecin, comme son paternel. Le choc de «Brazil», en 1985, de Terry Gilliam, le pousse à virer de bord.
Albert Dupontel était programmé pour devenir médecin, comme son paternel. Le choc de «Brazil», en 1985, de Terry Gilliam, le pousse à virer de bord.
MONOPOLE PATHÉ /DR

Albert Dupontel, 56 ans, ne se ronge pas les ongles mais soigne toujours ses névroses. Prompt à s’autodénigrer en moquant aussitôt sa pathétique complaisance, le cinéaste a le débit volubile et rapide, pressé de ne pas se pétrifier. Mais l’érudit éloquent se bloque parfois, comme frappé d’une évidence: «Je ne sais pas bâtir de maisons droites, je suis un décorateur. Un excellent poseur de moquette!» Et de disserter: «Balzac le disait dans «La cousine Bette», il y a les auteurs, puis les petits artistes, ceux qui écrivent les dialogues et les gags. J’ai bien compris ma place, je sais ma «biscornuité» et je m’en accommode.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.