Scènes d’ivresse (6/7)Alcool et art lyrique, un mariage pour la déraison
Viatique pour la fête, instrument de ruse et de séduction ou encore remède à l’ennui, la boisson accompagne les airs les plus fous de l’opéra.

L’opéra, voilà un art de la scène où le drame est une ombre menaçante qui plane trop souvent sur le destin des personnages, qu’ils soient puissants où misérables. Intrigues sanglantes, trahisons, meurtres et lamentations en cascade sont autant d’ingrédients dans lesquels puisent sans retenue des librettistes avides de climax puissants et de retournements de situations qui laissent sans voix. Cette sorte de charpente scénique ne doit pas faire oublier des passages mémorables où les esprits des personnages se lâchent, poussés vers les excès par ce lubrifiant de l’esprit qu’est l’alcool. Des coupes de champagne aux verres de vin, en passant par les pintes de bière, la boisson bien fermentée se faufile et fait dérailler le cours d’un nombre important d’événements. Quelques exemples? Les voici.















