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Plus de 9500 morts en SuisseAllumer une bougie virtuelle en signe de solidarité

Les Églises de Suisse proposent de rendre hommage en ligne aux victimes de la pandémie. Le président de la Confédération Guy Parmelin participera à cette action qui débute demain.

Des personnes allument des bougies en mémoire des victimes du coronavirus à Lausanne, le samedi 13 février 2021 (photo d’illustration).
Des personnes allument des bougies en mémoire des victimes du coronavirus à Lausanne, le samedi 13 février 2021 (photo d’illustration).
Keystone/Salvatore Di Nolfi

Il sera possible dès samedi d’allumer une bougie virtuelle sur internet et «d’inonder la carte de la Suisse d’une mer de lumières», à l’initiative des Églises de Suisse. Le président de la Confédération Guy Parmelin allumera la toute première bougie.

L’Église évangélique réformée de Suisse, la Conférence des évêques suisses, la Conférence centrale catholique romaine, l’Église catholique-chrétienne de la Suisse, la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse ainsi que le Réseau évangélique suisse appellent à la solidarité nationale. Ils invitent les fidèles à exprimer espoir, gratitude, solidarité et communion de pensée avec les disparus, en cette période de pandémie.

Guy Parmelin souhaite, lui, remercier les personnes et les institutions qui s’engagent durant la crise du coronavirus: «A l’approche de Pâques, c’est un signe symbolique d’espoir.»

Le site trilingue www.offreunelumiere.ch sera disponible du samedi de Pâques au lundi de Pentecôte, le 24 mai. Une carte de la Suisse brillera au cœur du site, alimentée par toutes les lumières allumées. Un message pourra accompagner la bougie virtuelle, qui brillera dans le canton de domicile de l’expéditeur. Messages et bougies pourront aussi être envoyés à quelqu’un.

ATS

19 commentaires
    Karl Bilingus

    La hiérarchie de la souffrance n'existe pas. C'est donc naturellement qu'une pensée s'impose pour toutes les victimes du covid. A l'instar de tous les autres qu'on a ravagé en s'attaquant délibérément à l'économie. Tout ça parce qu'en 2021, un pays riche comme la Suisse n'est pas capable d'augmenter ses capacités de soins en urgence pour s'assurer que jamais un lit ne manquera pour un malade.

    Cela renvoie également à une autre partie de la population : celle pour qui la crise n'existe pas, ou mieux elle est une opportunité. Les banques, les assureurs, les caisses de pension, les propriétaires, le grand état. Tous ces acteurs qui ont continué à demander de l'argent à des personnes en détresse. Au final, même si une météorite s'écrasait, ils continuerait à exiger leur dû.

    Et le pire rien n'est remis en question : on continue à soutenir les spéculateurs, les revenus passifs et on enfonce toujours plus ceux qui doivent gagner leur argent.

    Et c'est là que, parfois, l'espoir renaît en nous : nous sommes tous égaux face à la mort et bien heureusement, tous du premier au dernier, nous finirons au même endroit. Notre manière de fonctionner est tellement mauvaises et abjectes, incapables de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal, qu'au fond nous méritons peut-être ce qui nous arrive.