Appel à la désobéissance pour loger des migrants
Une trentaine d'élus fédéraux et cantonaux signent un appel après une descente chez une personne soupçonnée d'héberger des requérants.

«Il y a tout lieu de penser que nous hébergeons des migrantes et des migrants menacés d'expulsion afin de les protéger de violations de leurs droits fondamentaux.» C'est la première phrase de l'appel à la désobéissance civile publié jeudi par le collectif Droit de Rester.
Plus symbolique que véritable exhortation, l'appel a déjà réuni 400 signataires, dont la conseillère nationale socialiste Cesla Amarelle et une trentaine de députés au Grand Conseil, comme Jean-Michel Dolivo, Raphaël Mahaim et Nicolas Rochat Fernandez.
Selon Droit de Rester, cet appel est la conséquence d'une descente de police chez une de leurs membres au début du mois. Elle était soupçonnée d'héberger une famille de requérants d'asile déboutés.
«Le Canton et les forces de police ont autre chose à faire que de fouiller les appartements de militants, estime Cesla Amarelle. C'est contre-productif et cela crée une tension inutile.»
Député et membre de Droit de Rester, Jean-Michel Dolivo dénonce une forme d'intimidation: «Cette perquisition sur un soupçon, prévue par la loi fédérale sur les étrangers, pourrait être effectuée chez tous les défenseurs des droits des migrants.»
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