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Hockey sur glaceAprès le choc, la découverte pour Maillard et Douay

Lundi matin, les deux attaquants ont effectué leur premier entraînement avec le LHC quelques heures seulement après avoir été transféré de Genève à Lausanne.

Floran Douay (à dr.) et Guillaume Maillard ont découvert le vestiaire lausannois lundi matin
Floran Douay (à dr.) et Guillaume Maillard ont découvert le vestiaire lausannois lundi matin
Grégory Beaud

Guillaume Maillard et Floran Douay ne se sont jamais inclinés dans la Vaudoise aréna. Et pour cause, puis que les Aigles avaient raflé la mise à trois reprises avec notamment une victoire marquante lors du match d’inauguration.

Ce n’est pas en terrain conquis qu’ils arrivent à Lausanne, mais dans une patinoire qui leur a plutôt bien convenu la saison dernière. «J’aimerais bien rester invaincu ici», rigole Guillaume Maillard. Pour le Vaudois, ce retour aux sources n’a rien d’un choc. Bien au contraire.

«J’ai déjà évolué ici de 3 à 15 ans et mon père était capitaine en LNB dans les années 80, remarque-t-il. Mon frère joue dans la région et mes amis sont ici. Bien sûr c’était une surprise d’apprendre que j’allais être transféré. Mais j’accueille cette nouvelle comme un nouveau départ. Je suis comme à la maison à Lausanne.»

«Genève m’a tout donné, mais il est temps de tourner la page et d’en ouvrir une nouvelle»

Floran Douay, nouveau joueur du Lausanne HC.

Pour Floran Douay, l’état d’esprit est tout de même un rien différent. Arrivé en 2007 aux Vernets, il y a fait toutes ses classes. Hormis quelques prêts en LNB, le Français à licence suisse n’a porté qu’un seul maillot tout au long de sa carrière. «Genève m’a tout donné, mais il est temps de tourner la page et d’en ouvrir une nouvelle», remarque l’ailier de 25 ans.

Déménagement prévu

Les deux hommes ont eu le choix d’accepter ou non ce départ à la Vaudoise aréna. Tout en étant conscient qu’un «non» aurait été compliqué à assumer vis-à-vis du GSHC.

«Bien sûr qu’on a eu le choix, remarque Floran Douay. Mais au final, quand ton employeur te dit qu’il serait mieux d’aller jouer ailleurs, tu comprends que tu n’es peut-être plus au bon endroit. Depuis une semaine et le début des négociations, j’ai beaucoup parlé avec ma famille et mes proches de cette situation. Au final, c’était probablement la meilleure solution.»

Douay et Maillard vont désormais trouver un logement dans la région lausannoise. «On ne va quand même pas se taper le trafic touttous les matins, non?», se marre Guillaume Maillard. L’adaptation sera plus simple pour ce dernier qui donne déjà ses conseils à Floran Douay sur les bons quartiers de la ville pour y vivre.

Un seul regret: le caractère public des négociations. «Je l’ai assez mal vécu, remarque Guillaume Maillard. Je recevais des dizaines de messages et je ne pouvais rien dire.» Floran Douay le coupe. «Surtout qu’on ne savait pas nous-même ce qui allait se passer.»

Au final, les deux hommes ont donc vécu un week-end turbulent. «Après quelques jours sans la moindre nouvelle, tout s’est fait très vite dimanche. Je suis désormais content que tout ceci soit derrière nous. Je vais désormais prendre mes marques le plus vite possible.»

Pour Guillaume Maillard, l’adaptation semble déjà en excellente voie.