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L’image en mouvementArts et cinéma se font de l’œil à l’Hermitage

Après Rouen et Barcelone, la nouvelle présentation de la fondation lausannoise explore les liens de ces formes d’expression dans un parcours où elles se croisent, se mirent et s’influencent. Une expo qui bouge!

Dans l’une des deux salles consacrées à Charlie Chaplin, les turbines, engrenages et autres rouages des «Temps modernes» (1936) rencontrent les «Rythmes» de Robert Delaunay (1935).
Dans l’une des deux salles consacrées à Charlie Chaplin, les turbines, engrenages et autres rouages des «Temps modernes» (1936) rencontrent les «Rythmes» de Robert Delaunay (1935).
FMH

Sur un faire-part, on les aurait sans doute présentés comme des amants terribles mais réciproquement inspirants. Avec cette petite note au bas du bristol précisant que les liens entre le septième art et certains de ses prédécesseurs ne sont peut-être pas inconditionnels. Mais sincères. Pour son exposition de la rentrée, l’Hermitage a donc fait le tri; pas de cris, ni de crises de jalousie. Que… des lunes de miel dans cet amour qui dure. Toujours! On pense au Paolo Sorrentino de «La grande bellezza» et à son goût de la représentation picturale comme aux plasticiens qui ont fait de l’image mobile un matériau expérimental. Mais l’exposition lausannoise s’arrête au Godard, emblématique de la Nouvelle Vague, et ne prend pas le risque d’un choc avec cette histoire encore en train de s’écrire. Dommage!

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