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Politique à AvenchesAssermenté en novembre, il n’avait pas le droit de siéger

Français d’origine, Jean-François Blum ne pouvait tout juste pas prétendre à faire partie d’un Conseil communal. Un détail qui avait échappé aux autorités politiques d’Avenches.

Jeudi, le Conseil communal d’Avenches a siégé au Théâtre du Château.
Jeudi, le Conseil communal d’Avenches a siégé au Théâtre du Château.
JEAN-PAUL GUINNARD – A

Scène rocambolesque jeudi soir au Théâtre du Château d’Avenches où le Conseil communal siégeait exceptionnellement, en raison de la distanciation sociale. La traditionnelle assermentation d’un nouveau membre au sein de l’organe délibérant n’a pas manqué de soulever le sourire sur plusieurs visages. Non pas que le nouveau venu – le socialiste Nils Andersson, par ailleurs candidat à la Municipalité le 7 mars prochain – se soit autorisé une plaisanterie dans cet instant solennel, mais bien en raison des causes de cette assermentation qui ne figurait pas à l’ordre du jour envoyé aux conseillers.

«Monsieur Andersson est appelé à remplacer Jean-François Blum, qui ne répondait finalement pas aux exigences de la loi sur l’exercice des droits politiques», a expliqué le président du Conseil communal, Jean-Christophe Delafontaine, confirmant ce que la plupart des conseillers avaient entendu dans les rues du bourg.

Plus de neuf ans, mais moins de dix

De fait, pour être éligible, un étranger – c’est le cas de Jean-François Blum qui est Français – doit avoir résidé trois ans dans son canton de domicile actuel et dix ans en Suisse. Or, ce dernier y est arrivé il y a plus de neuf ans, mais moins d’une décennie. Un détail d’importance – à peine quelques mois – qui avait échappé à son parti, quand il l’a proposé comme conseiller communal lors de la séance de novembre au cours de laquelle il a été assermenté.

«Son nom figurait sur les flyers de campagne, mais plus sur les bulletins de vote.»

Un conseiller communal avenchois

Le «pot aux roses» a été découvert au moment de la vérification des données par la Commune, quand le Parti socialiste et les Verts ont déposé leur liste conjointe de candidats au Conseil pour les élections du 7 mars prochain. «C’est du reste comme ça que cette histoire s’est ébruitée, parce que Jean-François Blum figurait sur les flyers de campagne, mais pas sur les bulletins de vote», relève un élu.