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Éditorial
Assurance maladie: c’est le jour de la marmotte

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Il y a un an, nos éditorialistes évoquaient un «grand n’importe quoi» ou encore estimaient que la hausse devenait «insupportable». Cette année, la hausse est certes un peu moins forte, mais, avec une augmentation de 6% en moyenne nationale, la progression se poursuit. Les annonces se cumulent. Et le point de bascule, où les assurés ne pourront plus suivre, semble chaque fois repoussé.

En juin 2024, le peuple a refusé de plafonner la facture à 10% du revenu, comme le proposait le PS. Il n’a pas non plus voulu du frein aux coûts de la santé prôné par Le Centre. Nous ne referons pas ces débats. Reste un constat amer: on a beau répéter le diagnostic, les remèdes se font attendre. Et quand des pistes sont avancées, elles sont balayées sous le poids d’intérêts divergents. Un médecin pareil, personne n’en voudrait!

Aujourd’hui, il est question du financement uniforme des soins. Au parlement, les soins de longue durée ont été ajoutés au paquet pour satisfaire les cantons, et un référendum a été lancé dans la foulée. Après quatorze années de débats, les citoyens devront se prononcer le 24 novembre. Ce qui est assez absurde lorsqu’on sait que, sur le fond, cette idée d’uniformiser le financement des soins recueille un large consensus.

Laisser les intérêts de côté

Cet exemple illustre la nécessité de laisser un peu de côté les différents intérêts. Arrêtons de chercher la culpabilité chez les autres. On rêverait qu’un médiateur intervienne! Pour arriver à une solution, tous les acteurs, patients compris, doivent être entendus. Mais ils doivent surtout accepter que la solution retenue ne sera pas exactement celle qu’ils veulent. Impossible? C’est probable, mais tant que cela ne changera pas, nous pourrons encore et toujours publier ce commentaire. Et l’histoire va se répéter, à l’image du «Jour de la marmotte» au cinéma.