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Limiter le réchauffement«Atteindre la neutralité carbone d’ici à 2025 est possible en Suisse»

Une étude réalisée sous l’égide de Jean-Pierre Danthine, directeur du centre E4S, montre que la croissance économique suisse n’a pas empêché une réduction des émissions de CO2. Mais il faut aller plus vite en la matière.

Jean-Pierre Danthine, ancien vice-président de la Banque nationale suisse, estime que la taxe sur le CO2 qui entrera en vigueur en 2022 n’est pas assez élevée pour faire changer les habitudes de transport dans le pays.
Jean-Pierre Danthine, ancien vice-président de la Banque nationale suisse, estime que la taxe sur le CO2 qui entrera en vigueur en 2022 n’est pas assez élevée pour faire changer les habitudes de transport dans le pays.
LMD

Un PIB qui grimpe ne rime pas forcément avec davantage de CO2 émis dans latmosphère. C’est le constat d’une étude sur la Suisse réalisée par le centre de recherche en durabilité E4S. Rencontre avec Jean-Pierre Danthine, directeur de cette unité créée conjointement par l’EPFL, l’IMD et l’Université de Lausanne (HEC).

Votre étude démontre que la création de richesse en Suisse augmente depuis la fin du siècle dernier, alors que les émissions de CO2 diminuent. C’est une bonne nouvelle, non?

Oui, dans une certaine mesure. L’étude réalisée avec mes collègues Clémence Gallopin et Veronica Petrencu démontre que la Suisse a réussi à créer une richesse substantielle, tout en émettant moins de gaz à effet de serre. Entre 1990 et 2018, le PIB a progressé de 60%, alors que les émissions de CO2 à la base du réchauffement climatique ont diminué de presque 14%.

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