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Procès en FranceMort d’Alexia: Jonathann dit être le seul responsable

Ce lundi marque le premier jour du procès de cet informaticien de 36 ans qui, après de multiples mensonges, a reconnu avoir tué sa femme en 2017.

L’avocat Samuel Esteve (derrière à gauche), les avocats du meurtrier présumé Randall Schwerdorffer (derrière à droite) et Me Ornella Spatafora (devant à droite), lors de leur arrivée au tribunal de Vesoul ce 16 novembre 2020.
L’avocat Samuel Esteve (derrière à gauche), les avocats du meurtrier présumé Randall Schwerdorffer (derrière à droite) et Me Ornella Spatafora (devant à droite), lors de leur arrivée au tribunal de Vesoul ce 16 novembre 2020.
AFP

Jonathann D., qui avait reconnu après de multiples revirements avoir tué sa femme, a réaffirmé lundi être seul impliqué dans la mort de son épouse Alexia en 2017, au premier jour de son procès devant les assises de la Haute-Saône.

Invité par le président de la cour, Matthieu Husson, à dire s’il reconnaissait toujours «être le seul impliqué dans la mort de (son) épouse», cet informaticien de 36 ans, les yeux rougis et au bord des larmes, a simplement répondu «oui».

Dans une interview à BFMTV lundi matin, Me Gilles-Jean Portejoie, avocat des parents d’Alexia, avait pointé les «nombreuses zones d’ombre de ce dossier», évoquant «l’éventuelle préméditation» et «l’éventuelle complicité», pourtant écartées par l’instruction.

Avant d’interroger l’accusé, M. Husson avait procédé au rappel des faits et notamment les multiples revirements de Jonathann D. au cours des deux ans d’instruction : niant d’abord les faits, il les avait ensuite partiellement reconnus, pour ensuite se rétracter et accuser son beau-frère, puis reconnaître de nouveau le meurtre lors d’une audition bouleversante devant le juge d’instruction.

Procès très médiatisé

En juin 2019, il avouera enfin lors de la reconstitution avoir incendié la dépouille d’Alexia.

«Le procès, c’est celui qui vous permettra pour la première fois de vous exprimer publiquement sur les faits dont vous êtes accusé», lui a lancé le président de la cour d’assises.

«Le décès d’une personne dans l’intimité du couple est quelque chose de tragique, mais pas rare. Vous ne devez pas être jugé différemment parce que cette affaire a connu un retentissement particulier. Je vous dois l’impartialité», l’a encore assuré le magistrat, intimant à Jonathann D. «d’oublier la médiatisation» de ce procès pour lequel une quarantaine de médias sont accrédités.

«Regardez la cour et les jurés, ce sont eux qui vous jugeront», a encore déclaré M. Husson.

Médiatisée depuis le début, l’affaire Daval était survenue à l’automne 2017 en pleine vague #MeeToo et avait ému la France entière.

Le corps d’Alexia Daval, une employée de banque de 29 ans, avait été retrouvé dissimulé sous des branchages et partiellement brûlé le 30 octobre 2017, non loin du domicile des Daval à Gray-la-Ville (Haute-Saône).

C’est son mari Jonathann qui avait signalé deux jours plus tôt la disparition de son épouse lors d’un jogging.

Le trentenaire avait ensuite joué pendant trois mois l’époux éploré avant de finalement reconnaître avoir frappé et étranglé Alexia dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017 au domicile conjugal lors d’une violente querelle.

ATS/NXP