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Critique des films «Lockdown»Au cœur du virus créatif

Cécile Lecoultre décrypte quelques-uns des courts métrages proposés dans la série «Lockdown».

«14», de Léo Maillard, dialogue entre un père et son fils.
«14», de Léo Maillard, dialogue entre un père et son fils.
DR

Le mandat lancé par Frédéric Gonseth à ses confrères donnait une indication: «Pénétrer la carapace de la réalité». Soit dans l’esprit du cinéaste et producteur, une envie de cerner le noyau dur d’un artiste. Comme si chacun réalisait son dernier film avant la fin du monde? «En tout cas, comme une bouteille à la mer! Ils dévoilent leur ADN avec quasi zéro moyen.»

Chez Germinal Rouaux, la poésie en noir et blanc prend des accents lyriques.

Stéphane Goël, créateur ancré dans la terre paysanne, se penche sur les aînés soudain rendus «Pestiférés». Comme à son habitude, Daniel Wyss prend le taureau économique par les cornes et chatouille avec des banderilles écologistes. Parmi la dizaine de Romands, les personnalités s’affirment, créant une mosaïque chatoyante, rafraîchissante même. Après les milliers de clips bricolés sur le thème durant le confinement, cette inventivité démontre, s’il était nécessaire, la puissance des saltimbanques en ce monde.