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Édition de logicielsAu-delà des codes, Olympe monte en puissance et crée des emplois

La start-up du Parc de l’innovation, à l’EPFL, accélère sa croissance et vise les domaines de la logistique et de la chaîne d’approvisionnement.

Laurent Chatelanat et Antoine Forel, co-fondateurs de la start-up lausannoise en pleine ascension Olympe.
Laurent Chatelanat et Antoine Forel, co-fondateurs de la start-up lausannoise en pleine ascension Olympe.
Olympe

Après plusieurs années de recherches et de développement afin de valider la technologie de sa plateforme de production automatisée de logiciels, considérée comme révolutionnaire, la société Olympe passe la vitesse supérieure. Soutenue par l’entrée dans le capital (minoritaire) du fonds d’investissement parisien Inter Invest Capital, ainsi que par la participation d’employés, elle vient de lever 2,5millions de francs pour étendre son portefeuille de clients et accélérer sa croissance.

L’entreprise, installée dans le Parc de l’innovation à l’EPFL, compte déjà une trentaine d’employés. Fondée il y a moins de cinq ans, elle fait partie des start-up vaudoises (scale-up) qui ont créé le plus d’emplois entre 2019 et début 2020 et elle va encore accueillir de nouveaux collaborateurs ces prochains mois. Pas uniquement des ingénieurs, mais également des spécialistes de la vente, puisqu’elle est en phase de commercialisation de son produit. Elle promet d’ailleurs de grosses annonces à ce sujet prochainement.

«La pandémie a créé de nouveaux besoins dans la numérisation des activités de logistique et dans la chaîne d’approvisionnement.»

Laurent Chatelanat, CEO d’Olympe

«La pandémie a créé de nouveaux besoins dans la numérisation des activités de logistique et dans la chaîne d’approvisionnement, en particulier au sein de multinationales suisses», relève Laurent Chatelanat, CEO et cofondateur de la société avec Antoine Forel. C’est dans ces domaines qu’elle compte maintenant concentrer son activité d’éditeur de logiciels. Ingénieur EPFL, le premier a conçu une nouvelle technologie informatique qui automatise et accélère la création de programmes, de manière simplifiée en se passant de l’écriture des codes. Celle-ci s’avère particulièrement intéressante, explique-t-il, lorsqu’elle associe les diverses activités et processus d’une entreprise qui collecte des données en temps réels grâce à des capteurs, senseurs ou à l’interconnexion entre internet et des objets (IoT), les associe et les analyse pour permettre une prise de décision et une réaction immédiate.

«Nous avons découvert que notre produit marche très bien pour construire des logiciels de façon automatisée en temps réels dans le domaine de la logistique ainsi que dans les processus de production des manufactures», explique le CEO. Olympe travaille déjà avec Sicpa depuis quelques années pour développer des outils de traçabilité destinés aux États pour des marchandises sensibles ainsi qu’avec Givaudan, leader mondial dans les arômes et parfums, sur un projet similaire avec une collecte de données en temps réels pour la traçabilité des produits.

Tracer un camion de livraison

Laurent Chatelanat donne l’exemple d’un camion de livraison qui se retrouverait bloqué. L’information devient utile si elle est mise en relation avec d’autres flux de données permettant de déterminer des solutions de façon automatique, notamment vis-à-vis du client qui attend la livraison. Il pourrait s’agir par exemple d’un container de denrées périssables. Grâce à cette interaction intelligente entre les personnes et les systèmes, la technologie Olympe doit permettre d’adapter les capacités technologiques et d’accélérer les processus.

L’entreprise qui comptait se développer rapidement à l’international a modifié sa stratégie et se concentre pour l’heure sur le marché suisse des grandes entreprises. Elle a renoncé en effet à une levée de fonds beaucoup plus importante, annoncée l’an dernier, pour privilégier son association avec un investisseur spécialisé en informatique, quitte à lancer des levées de fonds ultérieures. L’opération annoncée portant sur 2,5millions de francs n’est d’ailleurs pas terminée et pourrait grimper à 3,5 millions. Un montant qui doit également servir à poursuivre le développement technologique de la plateforme.