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FootballAu Lausanne-Sport, on veut être optimiste

Le football suisse vit une période d’incertitude jamais égalée auparavant, mais au LS, l’heure n’est pas à la fatalité.

Le vice-président du Lausanne-Sport ne pense que le championnat pourra aller à son terme, même si la marge de manœuvre se fait de plus en plus petite.
Stefan Nellen lors de l’assemblée Générale de la SFL, le 29 mai dernier.
Le vice-président du Lausanne-Sport ne pense que le championnat pourra aller à son terme, même si la marge de manœuvre se fait de plus en plus petite.
KEYSTONE

«Si on doit tout stopper maintenant, qu’est-ce qu’on fera dans trois mois?» la question que se pose Vincent Steinmann, directeur commercial et marketing du LS, est sûrement partagée par beaucoup de supporters. Le scénario que vit le monde du football suisse était envisageable dès le moment où la reprise a été actée. «Nous avons bon espoir que la situation se règle, moyennant quelques modifications du calendrier», continue le responsable commercial. Du côté de Stefan Nellen, vice-président du LS, le ton est comparable: «Il reste une petite marge de manœuvre même si elle devient de plus en plus serrée». Les déclarations de Claudius Schäfer, CEO de la SFL, dimanche sont une source d’espoir: l’arrêt des compétitions est la dernière possibilité envisagée.

Mais au LS, une déception persiste: «Le FC Sion et nous avions milité pour une solution, qui aurait permis d’être plus serein» lance Stefan Nellen. Cette parade c’est la proposition de Super League à douze équipes durant un an. Pour lui, cette proposition était motivée par la situation sanitaire seulement, ce que certains acteurs, notamment alémaniques, n’auraient pas pleinement saisi. «Si cette possibilité avait été suivie, il serait plus facile de mettre un terme aux compétitions» continue le vice-président.

L’espoir de voir la proposition du LS être mise en place est mince. «J’aimerais y croire, mais je ne vois pas pourquoi les clubs retourneraient leurs vestes» souligne Vincent Steinmann. Les mots de Stefan Nellen sont plus catégoriques: «Il serait malvenu qu’un club revienne avec cette initiative» avant d’enchaîner «Je pense que le comité (ndlr: de la SFL) devrait avoir l’humilité de reconnaître avoir mal compris cette demande, y réfléchir à nouveau et pourquoi pas l’imposer?».