AboTour de RomandieAu sprint, les Suisses ne sont jamais à l’heure
Le sprinter suisse est une espèce rare dans le peloton. Et ce n’est pas encore cette année qu’un coureur helvète va s’imposer dans cet exercice particulier au Tour de Romandie.

Nous les avons cherchés partout. À Crissier, au départ de la 1re étape du Tour de Romandie mercredi matin, aucune trace. Ni la veille. Personne à l’arrivée au Sentier non plus. Il faut se rendre à l’évidence: les sprinters suisses sont une espèce en voie de disparition dans le peloton. «On n’est pas assez fou en Suisse, être sprinter c’est une maladie», se marre Gino Mäder. À Crissier, le Bernois vient de s’offrir le «tonnerre d’applaudissements» demandé par le speaker à la foule. Mais le grimpeur, comme ses treize compatriotes au départ, ne nourrit aucune ambition lors du parcours entre l’Ouest lausannois et la vallée de Joux.
Les noms d’Elia Viviani ou de Mark Cavendish sont cités à Crissier. Quelques heures plus tard, c’est le Britannique Ethan Vernon qui sera le plus fort lors du sprint attendu au Sentier. «Je pense que c’est aussi une question mentale, se lancer dans des sprints est un exercice très particulier, reprend plus sérieusement Gino Mäder. Cela se joue plutôt dans la tête. Peut-être qu’on aime trop la sécurité en Suisse pour se jeter là-dedans. On préfère le contre-la-montre ou la montagne pour montrer notre force.»






















