Crise climatiqueAu tour du golf de Payerne d’être visé par des activistes
Une semaine après celui de Lausanne, les golfs de Cologny et Payerne ont subi des actes de vandalisme.

Le golf est-il un sport polluant? Aux yeux des activistes du groupuscule «Grondements des Terres», c’est le cas. Après avoir pris le golf de Lausanne pour cible il y a une semaine, les défenseurs du climat ont commis des actes de vandalisme sur ceux de Payerne et de Cologny (GE), dans la nuit de dimanche à lundi. La direction du golf broyard confirme avoir déposé une plainte pénale et avoir dû condamner l’utilisation d’un trou une partie de la journée, le temps que les dégâts soient réparés.
Pas d’eau potable
«Sur un bunker, cela ressemblait aux dessins que font parfois les enfants du quartier. Un green et un fairway ont aussi enregistré des inscriptions polémiques contre le golf», détaille Stéphane Rapin, directeur du golf de Payerne. Des patates ont encore été plantées sur ces surfaces. «Ce n’étaient même pas des plantons germés. Il aurait été difficile de nourrir des personnes avec», sourit, jaune, le patron.
Ces activistes ont indiqué cibler le golf car c’est un sport qui profite à peu de monde et nécessite beaucoup d’eau. Les greens occupent 35 km2 du territoire suisse, soit presque autant que le lac de Bienne.
«On n’utilise par exemple pas d’eau potable pour l’arrosage, car on achète de l’eau trop riche en nitrates et qui serait impropre à la consommation.»
À Payerne, le domaine des Invuardes, qui abrite le golf, a été un domaine agricole jusqu’en 1997, année de sa transformation. «Du temps de l’exploitation agricole, le domaine polluait cinquante fois plus que maintenant. On n’utilise par exemple pas d’eau potable pour l’arrosage, car on achète de l’eau trop riche en nitrates et qui serait impropre à la consommation», reprend Stéphane Rapin. À ses yeux, le commando nocturne s’est trompé de cible.
Et le directeur de rappeler aussi que le golf payernois travaille depuis longtemps avec le Groupe broyard de recherches ornithologiques. «Il y a deux ans, un couple de chouettes effraies s’est reproduit dans un nichoir mis à leur disposition», conclut-il.
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