Le Salon de l’auto se joue aussi au bord du lac

AutomobileWeek-end de rêve pour les amateurs de belles voitures. Devant l’hôtel des Bergues à Genève, une Ferrari en version limitée assure le spectacle.

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Le ciel a tiré ses vilains fumigènes. Des nappes de brouillard cafardeux effacent le pont du Mont-Blanc et l’Ile Rousseau à Genève, ce dimanche matin, sur le coup de 11h. C’est moche, c’est désert, le quai des Bergues, dans son habit neuf, son bitume propre en ordre, ne ressemble à rien.

Un temps à aller au Salon de l’auto. Sans quitter ce même quai qui s’anime à l’approche de l’hôtel. Là, devant la terrasse fermée de cet établissement plein d’étoiles, l’équivalent d’un stand délocalisé de constructeur automobile. Et tout autour, une cinquantaine de photographes profitant de l’accessibilité miraculeuse au tirage limité qui s’offre à eux. Une Ferrari, dans toute sa splendeur exclusive, celle que l’on appelle justement, par hyperbole, LaFerrari, conçue spécialement pour les clients les plus passionnés de la marque, moins de 500 exemplaires dans le monde.

Aérodynamisme sublime

Les spotters de tous âges s’en donnent à cœur joie. Couchés, rampants et fébriles, ils immortalisent au téléobjectif les détails de ce châssis à l’aérodynamisme sublime. D’autres admirateurs, logeant pour la nuit à cette adresse, sont apparus sur le balcon de l’hôtel dominant la scène.

Il faut se dépêcher car le propriétaire vient d’arriver, escorté sous parapluie par un tandem de portiers-voituriers. Il s’approche de son véhicule, lui parle, les portières s’ouvrent comme les ailes d’un papillon. Un bref sourire à la foule, déjà il disparaît dans son habitacle. Silence recueilli, pendant cinq bonnes minutes, comme s’il s’agissait d’un avion en bout de piste, attendant son tour pour décoller.

La musique du moteur

Les spotters sont toujours là, ils ont branché la fonction vidéo et, surtout, vérifié que le son à venir allait être enregistré. Le son d’un moteur venu d’Italie. Mozart et sa «Flûte enchantée» ne font pas le poids. Les mélomanes d’aujourd’hui sont dans la rue, on les sent heureux, ils courent derrière ce premier rôle, au grain mécanique inimitable, qui file en direction de la rue du Cendrier.

Une heure plus tard, on croise les mêmes spotters dans les queues du Salon de l’auto, le vrai, celui de Palexpo. Les allées sont bondées, particulièrement celles qui conduisent au stand Ferrari. Impossible d’accéder aux modèles exposés, sauf à jouer des coudes et à se mettre sur la pointe des pieds. C’était mieux sous la pluie. (24 heures)

Créé: 11.03.2018, 14h05

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