Un petit bijou appelé Portofino

Essai FerrariÉlégant, élancé, ce sublime coupé-cabriolet doté d’un V8 biturbo de 3,9 l et 600 ch offre des performances décoiffantes.

Le coupé-cabriolet Ferrari Portofino fait oublier la California T.

Le coupé-cabriolet Ferrari Portofino fait oublier la California T. Image: FERRARI

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Un bijou précieux à caresser du bout des doigts en suivant ses courbes souples et harmonieuses, une ligne superbe, aussi élégante en version coupé que cabriolet. La Ferrari Portofino remplace la California T qui prend dans l’opération un terrible coup de vieux…

La belle se pare même d’un rouge spécial qui l’illumine d’un halo fascinant. Le toit se déplie en quarante secondes – en roulant jusqu’à 40 km/h – amputant le coffre de la moitié de son volume. On peut toutefois enfourner quelques bagages même lorsque la protection du dispositif est en place.

Ferrari propose un habitacle 2+2 dont les sièges arrière ne sont réservés qu’à des enfants, même si l’espace est plus généreux que dans la California. Une progression due à des places avant aux dossiers extrafins enveloppant parfaitement le dos des occupants.

Le V8 progresse de 40 ch

Si l’environnement du véhicule est enthousiasmant, que dire du V8 biturbo qui dort sous le capot? On retrouve l’architecture du groupe du coupé-cabriolet précédent, avec de sérieuses améliorations. Sa puissance progresse de 40 ch (de 560 à 600 ch) et son couple maximum, s’il est quasi identique à celui de la version précédente, est disponible sur une plus large plage d’utilisation, dès 3000 tr/min contre 4750 auparavant.

Prêt à démarrer? Examinons d’abord le volant. Un tableau de bord à lui tout seul. Il abrite l’essentiel des commandes du bolide: le bouton rouge de démarrage, le sélecteur de mode de conduite (Confort, Sport et ESC off), le réglage des suspensions, la gestion du téléphone, des essuie-glaces et des clignotants. On titille sans arrêt ces derniers avec des hésitations dans les giratoires pour indiquer la sortie choisie. Car le bouton tourne avec le volant, alors on le cherche en tout cas pendant la première demi-heure de conduite. Après, on s’y fait.

Une pression et un ronronnement prometteur réveille la belle. Départ en mode Confort, pour l’apprivoiser. La montée dans les tours rappelle les vocalises d’un ténor. Dans les basses à bas régime avant de grimper dans la gamme jusqu’à atteindre les aigus au sommet du compte-tours.

La vie est douce en mode Confort, le bolide glisse en douceur, les suspensions offrent une souplesse étonnante. Il manque juste un soupçon d’émotion.

Alors passons en mode Sport. La Portofino frissonne, les occupants aussi. Les suspensions ont durci, le bolide réagit à la plus petite sollicitation, bondit si on écrase l’accélérateur. Ne pas quitter des yeux le compteur de vitesse, on n’est jamais dans les clous.

Le passager suit la progression sur l’écran installé en face de lui. «180, ce n’est pas un peu rapide, même si la route est droite comme un i?» Alors on lève le pied, frustré. Comment conduire de façon politiquement correcte? Au bout de la route, à Vonnas, deux gendarmes: «Qu’elle est belle! On peut s’asseoir à bord?» Vérification faite, ils n’avaient pas de jumelles…

Nous n’avons pas déclenché l’ESP. Mais en mode manuel, en montant vraiment dans les tours, les trajectoires se font plus tendues, avec une tendance au survirage qui accentue le plaisir de piloter. Sans défier les lois de la physique…

(Tribune de Genève)

Créé: 16.08.2018, 11h03

La plupart des commandes se trouvent sur le volant, y compris celle des clignotants. (Image: FERRARI)

La Ferrari Portofino offre quatre places, mais pour des enfants à l’arrière. (Image: FERRARI)

La fiche technique

Ferrari Portofino



Moteur
V8 biturbo, 3855 cm3, 600 ch (441 kW) à 7500 tr/min, couple maxi 760 Nm de 3000 à 5250 tr/min.
Boîte F1 à double embrayage et sept rapports.
Propulsion.

Consommation
12,6 l lors de l’essai.
10,7 l (chiffre d’usine).
Émissions de CO2 245 g/km.

Dimensions et poids
Longueur/largeur/hauteur 4586/1938/1318 mm.
Poids à vide 1664 kg.

Performances
0-100 km/h
en 3,5 secs.
Vitesse maximum 320 km/h.

Prix
226 575 fr.

On peut aimer
La ligne, le moteur,
les performances, l’ambiance à bord, le toit rétractable.

On peut ne pas aimer
La commande des clignotants située sur le volant.

Le toit se replie en deux parties et en quarante secondes
en roulant jusqu’à 40 km/h. (Image: FERRARI)

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