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Honda bannit les airbags Takata après des manipulations

Le constructeur automobile est le premier client de Takata mais a été très fragilisé par le scandale des airbags qui l'a contraint à rappeler à lui seul 24,5 millions de voitures.

Le scandale des airbags fabriqué par le groupe japonais Takata plombe l'industrie automobile depuis de longs mois.
Le scandale des airbags fabriqué par le groupe japonais Takata plombe l'industrie automobile depuis de longs mois.
Keystone

Honda a annoncé mercredi qu'il n'utiliserait plus dans ses nouveaux véhicules d'airbags de son compatriote Takata, soupçonné d'avoir «maquillé» des données. Le constructeur automobile japonais s'est dit «profondément troublé» par le comportement de l'équipementier.

«Au cours de ces derniers mois, Honda a examiné des millions de pages de documents internes fournis par Takata» et «nous avons pris connaissance d'éléments de preuve suggérant que Takata avait maquillé et manipulé des données», explique le troisième constructeur nippon.

«Nous attendons de nos fournisseurs qu'ils agissent avec intégrité en toutes circonstances et nous sommes profondément troublés par un tel comportement», poursuit-il.

24,5 millions de véhicules rappelés

Le constructeur automobile, premier client de Takata, a été très fragilisé par le scandale Takata, qui l'a contraint à rappeler à lui seul 24,5 millions de voitures. Il s'est progressivement tourné depuis vers d'autres fabricants.

«Dans un proche avenir, nous serons en mesure de remplacer les airbags des voitures rappelées uniquement par des pièces venant d'autres fournisseurs» que Takata, a assuré Honda.

Au terme d'un accord conclu avec les autorités américaines, l'équipementier japonais devra s'acquitter d'une pénalité de 70 millions de dollars et de 130 millions de dollars supplémentaires s'il ne respecte pas ses engagements. Le groupe fait par ailleurs l'objet d'une enquête pénale du ministre de la justice et de plaintes collectives d'automobilistes.

Takata est sur la sellette depuis plusieurs mois pour certains de ses coussins de sécurité qui explosent même en cas de collision mineure, projetant alors des fragments de métal et de plastique sur le conducteur ou le passager. Ce défaut est accusé d'avoir provoqué Huit décès dans le monde, dont sept aux Etats-Unis, et fait des centaines de blessés.

(ats)

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