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Canton de GenèveIgnazio Cassis a lancé le Salon de l'auto

Le chef du DFAE a relevé à Genève lors de l'inauguration du Salon de l'Auto que 20'000 entreprises helvétiques sont liées au secteur automobile.

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a donné le coup d'envoi jeudi du 89e Salon international de l'automobile de Genève, profitant de l'occasion pour souligner l'importance des accords bilatéraux avec l'Europe pour le secteur concerné en Suisse.

Même si celle-ci n'a pas de grand constructeur, l'industrie automobile y emploie 220'000 personnes pour un chiffre d'affaires de 12 milliards de francs et est étroitement imbriquée avec le «Vieux Continent».

Devant un large parterre de personnalités politiques, diplomatiques et économiques de tous bords, le Tessinois a tenu un discours empreint d'humour, d'émotion et de sérieux.

Souvenir d'une vieille Fiat

Sur ce dernier plan, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a relevé que les 20'000 entreprises helvétiques liées au secteur automobile (garages, stations-service, ateliers de carrosserie, sous-traitants) «achètent quasiment toutes à l'étranger» et écoulent également largement leurs produits hors des frontières.

«L'Allemagne est à la fois leur principal fournisseur et leur plus gros client», a rappelé Ignazio Cassis. «Il convient donc de consolider nos rapports avec l'Europe, et c'est l'objectif de l'accord-cadre institutionnel actuellement en discussion» (avec l'UE).

M. Cassis s'est dit par ailleurs «fasciné depuis tout jeune par les voitures, dont il apprécie la beauté, les lignes, la technologie, la vitesse, qui génèrent de l'émotion». Même s'il roule aujourd'hui à titre privé dans une «petite voiture électrique», il se souvient avec tendresse de la vieille Fiat de 1952 qui le relie à feu son père.

Nouveaux horizons

Pour sa 89e édition, le salon table sur une fréquentation comprise entre 650'000 et 700'000 visiteurs sur dix jours, dont environ la moitié de l'étranger. Une centaine de marques sont présentes, présentant plus de 900 modèles, dont environ 150 «premières mondiales ou européennes».

Si le salon doit faire face à quelques défections (Ford, Opel, Hyundai, Volvo, Jaguar Land Rover), il accueille aussi 34 nouveaux-venus, dont le russe Aurus ou le chinois Arcfox.

L'accent est mis notamment sur les nouvelles technologies («smart cars» ou voitures intelligentes), l'interactivité, les moteurs à propulsion alternative, la mobilité au sens large, sans pour autant négliger la voiture «classique» et les modèles nostalgie qui ont forgé la tradition et la renommée de la manifestation.

Ce raout - qui est le plus important rassemblement annuel, en Suisse, tous événements confondus - est en pleine mutation. Directeur de longue date de la manifestation, André Hefti en cédera l'an prochain les commandes à Olivier Rihs, chargé d'en accompagner la modernisation. «Nous devons poursuivre nos efforts pour rester le salon automobile le plus prisé du public», a dit le président de l'organisation, Maurice Turrettini.

«Aujourd'hui, le Salon n'est plus seulement un rendez-vous pour la vente ou l'exposition, mais est devenu un lieu de débats, avec plus 70 conférences organisées», autour de la mobilité et des nouvelles technologies, a-t-il relevé.

Efforts des constructeurs

M. Turrettini a brisé une lance pour la mobilité sous toutes ses formes, en veillant à respecter les besoins de chacun: si l'électrique est adapté par exemple aux petits trajets urbains, «un voyageur de commerce empruntant régulièrement l'autoroute pourra très bien conserver sa voiture diesel de nouvelle génération».

Il a observé que les modèles électriques n'étaient «pas sans défaut d'un point de vue écologique», en faisant référence à la construction et au recyclage. L'autonomie de la batterie, le prix des véhicules et le manque d'infrastructures de recharge «restent des freins». Cela dit, il faut souligner les efforts des constructeurs pour «offrir le choix» aux consommateurs, et l'électrique s'intègre parfaitement dans cette réflexion.

S'exprimant à la place du président du conseil d'Etat Antonio Hodgers, qui lui a laissé la parole par respect pour la «mixité des orateurs», la chancelière d'Etat Michèle Righetti en a appelé à mettre fin à «la guerre des transports». Rétablir la paix entre les différents types d'usagers et moyens de locomotion passe selon elle par des investissements sans relâche.

ats

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