Une Lausannoise à la grand-messe du boguet

MeetingLe huitième Red Bull Alpenbrevet aura lieu samedi à Sarnen (OW). Joséphine Reymond, Lausannoise, y participe

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«Mon Pony GT Sachs 503 a été fabriqué en Suisse en 1972. Je me dis que le boguet est un bel objet durable.» La Lausannoise Joséphine Reymond paradera samedi avec 1000 autres boguets sur 110 kilomètres à travers la Suisse centrale au départ de Sarnen (OW). C’est sa première participation au Red Bull Alpenbrevet. «Cela fait trois ans que j’essaie de m’inscrire, mais les billets partent très vite. C’est encore plus difficile que d’obtenir des billets pour Paléo. Cette fois-ci j’ai pu m’y inscrire avec une amie.»

Le Red Bull Alpenbrevet n’est pas une course, simplement un moment de plaisir et de partage entre passionnés de vélomoteurs. Les riders mettront d’ailleurs plus de quatre heures pour parcourir la boucle sans dépasser la vitesse maximale autorisée, soit 30 km/h.

Joséphine Reymond dévale tous les jours les rues de Lausanne sur son boguet rouge et argenté, un blouson en cuir jamais bien loin. «C’est mon moyen de transport principal. Le boguet est extrêmement pratique pour circuler et se garer en ville. Contrairement aux scooters, on a le droit de rouler sur les pistes cyclables, ce qui est agréable. Autre avantage, les frais d’assurance et d’essence sont minimes. Je dépense 60 francs par an pour l’assurance», précise-t-elle.

Joséphine Reymond a commencé le vélomoteur – synonyme pour elle de liberté – à l’adolescence, pour son aspect populaire et peu coûteux. Aujourd’hui, ses motivations sont un peu différentes: «Comme mon boguet ne comporte aucun élément électrique, je suis la plupart du temps capable de le réparer moi-même. A 37 ans, je m’inscris dans une démarche écologique qui valorise les mécaniques solides, et c’est aussi un moyen de lutter contre l’obsolescence programmée, source de gaspillage et trop courante.»

(24 heures)

Créé: 20.07.2017, 11h27

Joséphine Reymond, 37 ans, «rideuse». (Image: DR)

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